Anne Hidalgo écarte la possibilité de faire un débat avec Éric Zemmour ! 

Alors que les mouvements d’hostilité se multiplient jour après jour contre les déplacements du potentiel candidat, Éric Zemmour, la maire de Paris vient-elle aussi renforcer ses distances avec le polémiste.

Alors que les mouvements d’hostilité se multiplient jour après jour contre les déplacements du potentiel candidat, Éric Zemmour, la maire de Paris vient-elle aussi renforcer ses distances avec le polémiste. Ce dimanche, la candidate à la présidentielle précise qu’elle ne souhaite pas débattre avec un « guignol », en s’étonnant surtout qu’il n’y a pas de manifestation contre Éric Zemmour.

 

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Je ne débats pas avec un négationniste : Hidalgo tranche

En le prenant pour un guignol, la maire socialiste de Paris décline toute proposition de débat entre lui et le polémiste Éric Zemmour. Elle nuance néanmoins que, si Éric Zemmour était candidat et prenait part à un débat organisé avec l’ensemble des prétendants, elle y interviendrait aussi.

« J’en appelle à ce que cette élection présidentielle soit une vraie élection présidentielle avec un vrai débat, pas un débat sur cette candidature d’un guignol », s’est emportée la maire de Paris dans l’émission « Le Grand Jury » coorganisée par LCI/RTL/Le Figaro.

« Je ne débats pas avec un négationniste, a-t-elle poursuivi, je ne débats pas avec un raciste et je ne débats pas avec cette personne-là qui est en train de bafouer et de marcher complètement, de piétiner ce qui est l’histoire de notre pays, ce qui est sa grandeur et ce que sont ses valeurs ».

Mais au cas où il va se déclarer candidat, Anne Hidalgo précise être prête à l’affronter dans un débat. « Mais (pas) un débat, là, dans les mois d’installation de cette campagne avec cette personne », a-t-elle insisté.

« Il y a quelques années, des propos comme ceux de Zemmour auraient été prononcés sur une antenne, il y aurait eu des manifestations », a-t-elle remarqué, en estimant que « monsieur Zemmour assène des contre-vérités, des messages de haine, des messages racistes, des messages antisémites ».

 

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« Vous croyez que ça, c’est un pays qui va bien ? »

La contenance et l’inaction de la population agacent une fois de plus la maire de Paris. Mais c’est sans compter les échauffourées du 9 octobre en Corse, ou encore celles plus récentes à Biarritz ou à Nantes que la socialiste s’emportent de la sorte. De nombreuses manifestations hostiles, dans le cadre de sa tournée promotionnelle de La France n’a pas encore dit son dernier mot, son tout dernier livre, ont opposé manifestants anti-Zemmour et les forces de l’ordre.

« Personne ne va dans la rue pour manifester alors qu’il vous explique que le général de Gaulle et Pétain, c’est la même chose… Et il n’y a pas une manif dans les rues de nos villes, vous croyez que ça, c’est un pays qui va bien ? », a-t-elle interrogé, en appelant au « réveil » avant qu’il ne soit « trop tard ».

Plus d’une fois, le polémiste a été poursuivi pour déclarations controversées, mais souvent relaxé. Cependant, il a été condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018.

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