Annulation de la vente des sous-marins : les politiques français expriment leur mécontentement !

L’Australie a annoncé le mercredi l’annulation du contrat de la livraison des sous-marins conclu avec la France. Cette rupture de contrat intervient ainsi après un nouveau partenariat noué entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie pour sécuriser la zone indopacifique. Une décision qui révolte la classe politique française.

L’Australie a annoncé le mercredi l’annulation du contrat de la livraison des sous-marins conclu avec la France. Cette rupture de contrat intervient ainsi après un nouveau partenariat noué entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie pour sécuriser la zone indopacifique. Une décision qui révolte la classe politique française.

56 milliards d’euros, c’est le chiffre du contrat que vient de perdre la France. Un manque énorme pour l’industrie française. Cet accord prévoit la livraison de plusieurs sous-marins à l’Australie par le géant français, Naval Groupe. Cependant, en raison d’une nouvelle approche trouvée avec les Américains et les Britanniques, le Premier ministre australien, Scott Morrison décide d’annuler la livraison des sous-marins français.

Il préfère ainsi s’aligner sur le nouvel accord qui comprend également la livraison de sous-marins à propulsion nucléaire par Washington. Depuis l’annonce de cette décision, les réactions se multiplient en France. Que ce soit dans l’opposition comme dans la majorité, on dénonce une décision regrettable des alliés traditionnels.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by Scott Morrison (@scottmorrisonmp)

« Un triple désastre »

Les mots forts utilisés viennent pour la plupart de l’extrême droite. Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national déplore cette situation et dénonce vigoureusement l’attitude de l’Australie. Dans un communiqué publié, elle parle d’un « un triple désastre » économique, militaire et politique. « Une humiliation publique de la France et une atteinte gravissime à son image de puissance industrielle », a-t-elle condamné. Elle exige tout de même, la mise en place d’une commission d’enquête pour que la lumière soit faite sur cette affaire.

Du côté du candidat Nicolas Dupond-Aignan, on parle plutôt de la naïveté du chef de l’État. Le président du mouvement Debout la France évoque un « atlantisme maladif d’Emmanuel Macron (…) humilié par des pays qui n’ont de respect que pour les Nations libres et indépendantes. »

« Camouflet diplomatique »

À droite, on dénonce la fébrilité de la diplomatie française. Pour la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, cette situation est un « signe inquiétant de notre industrie de défense ». Eric Ciotti quant à lui affirme que cette ambiance est créée de toute pièce par les États-Unis qui en ont tiré le grand profit. Il reproche également à Emmanuel Macron d’avoir fait preuve d’une « naïveté coupable vis-à-vis de Joe Biden ». Selon le député des Alpes-Maritimes, cette situation montre clairement la « perte d’influence française sous la présidence Macron ».

Xavier Bertrand également n’est pas resté insensible face à cette situation. « Le plus grand contrat militaire français, conclu avec l’Australie, vient d’être annulé. La France n’est plus respectée par ses alliés », a-t-il déclaré sur son compte Twitter. Le candidat s’inquiète des conséquences que cette situation pourrait engendrer sur la « filière navale française ». Il demande au chef de l’État de protéger les emplois menacés par cette décision inadmissible de L’Australie.

La gauche plus réservée

Contrairement aux autres bords politiques qui ont réagi promptement face à cette situation, la gauche n’est pas emballée. Seul le leader de la France insoumise s’est démarqué. Il explique que les « États-Unis sont les grands bénéficiaires de ce revirement ». Une raison de plus pour la France de s’affranchir de ce joug américain. « Il est temps de cesser de se bercer d’illusions, de refuser la caporalisation, de quitter l’OTAN », insiste Jean-Luc Mélenchon. Pour le moment, aucune réaction n’est encore notée de la part du PS et d’EELV.

 

 

Afficher Masquer le sommaire

Partagez votre avis