Coronavirus : le pass sanitaire devient obligatoire pour les travailleurs en contact avec du public !

Dans le but de faire face efficacement au virus, les gouvernements des pays du monde ont dû prendre un certain nombre de mesures. La dernière mesure en date prise par certains pays dont la France est l’instauration d’un pass sanitaire nécessaire pour accéder à certains lieux.

Depuis son instauration en France en juin dernier, les endroits auxquels donne accès ce pass sanitaire n’ont cessé de s’élargir. Ainsi, ce lundi 30 août, le pass sanitaire devient également obligatoire pour les travailleurs en contact avec le public dans ces lieux divers.

Des suppositions à la réalité

Parti de rumeurs qui circulaient ici et là, le pass sanitaire a finalement été prévu par le premier article de la loi sur la sortie de crise sanitaire, promulguée le 1er juin passé. Il deviendra vraiment réalité dans tout l’Hexagone le 9 juin suivant.

Le pass sanitaire est en réalité un dispositif soit numérique ou papier qui donne rapidement accès, en cas de contrôle, aux résultats des tests PCR ou antigéniques, aux certificats de vaccination contre la Covid-19 ou à un certificat de guérison.

Depuis son entrée en vigueur le 9 juin dernier, le pass sanitaire devient nécessaire pour accéder à certains grands événements et pour les voyages en Europe. Le 21 juillet, il sera étendu aux lieux de loisirs et de cultures accueillant plus de 50 personnes.

Le 9 août dernier, il a été étendu à certains commerces et établissements médicaux sociaux. Et depuis ce 30 août, il devient également obligatoire pour les travailleurs en contact avec le public.

Près de 2 millions de salariés concernés par cette nouvelle extension

Un peu plus de 1,8 million de travailleurs sont concernés. Ces employés en contact avec le public devront dès ce lundi présenter le pass à leur travail. Il s’agit, notamment de lieux de cultures, des transports en commun et certains centres commerciaux.

Les bénévoles de ces établissements et services sont également astreints au respect de cette nouvelle disposition.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal se veut rassurant en estimant que cette obligation « est un outil temporaire », avant de compléter que « dès qu’on pourra s’en débarrasser, on s’en débarrassera ».

Cette première semaine sera placée sous le signe de « souplesse, de pédagogie, de rodage, de tolérance » ; « il y aura évidemment des sanctions encourues », assure Gabriel Attal.

L’employeur qui refusera de contrôler le pass sanitaire de ses employés se verra donc exposé à une fermeture administrative de son établissement pendant 7 jours. Une amende de 9000 euros est également prévue en cas de récidive.

Les travailleurs qui n’auront pas de pass dans les lieux requis devront prendre des congés ou télétravailler en accord avec l’employeur, soit se faire affecter à un poste ne nécessitant pas le pass. L’employé risque une suspension sans solde au cas où aucune de ces solutions n’est possible.

 

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Une obligation pas du goût de tout le monde

Depuis l’instauration du pass, certains n’ont cessé de manifester chaque week-end contre cette mesure jugée antidémocratique. Aux Galeries Lafayette, craignant « des suspensions de contrat et des licenciements », le syndicat SUD appelle à une grève illimitée des travailleurs à partir de ce lundi. Le pass sanitaire n’a donc pas fini de faire parler de lui.

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