Crise des sous-marins : voici les raisons pour lesquelles la rupture du contrat était prévisible !

À l’issue d’une réunion virtuelle tenue avec ses partenaires américains et britanniques, l’Australie a annoncé le vendredi 17 septembre 2021 l’annulation du contrat des sous-marins avec la France.

À l’issue d’une réunion virtuelle tenue avec ses partenaires américains et britanniques, l’Australie a annoncé le vendredi 17 septembre 2021 l’annulation du contrat des sous-marins avec la France. D’après les termes dudit contrat, la France devait livrer 12 sous-marins à propulsion diesel-électrique dont le coût est de 90 milliards de dollars australiens, soit 56 milliards d’euros. On reproche à l’Australie de rompre de façon brutale ce contrat, mais la France semble oublier quelques détails historiques et culturels qui ont tout basculé.

 

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Les enjeux de la France avec ce contrat

La France poursuivait un double enjeu avec ce contrat qualifié de « contrat du siècle ». Tout commence en avril 2016 lorsque les termes de l’accord ont été trouvés entre Paris et Canberra. La signature du contrat quant à lui avait eu lieu en décembre de la même année.

Premièrement, il s’agit de livrer à l’Australie des sous-marins Barracuda à propulsion diesel-électrique. Ce marché dont le montant est de 34 milliards d’euros devait être exécuté par Naval Group sur une période de 25 ans. Grâce à ce contrat, la France avait réalisé un excellent coup économique.

Deuxièmement, la livraison de ces sous-marins aurait ainsi mis sur orbite la grandeur de l’industrie française. De même, la France marquerait également sa présence dans une région qui attire toutes les convoitises. Cet accord lui aurait permis également de l renforcer la diplomatie française qui sera en étroite collaboration avec le pays le plus important du pacifique du sud.

Cependant, la France n’avait pas pris en compte les enjeux de l’Australie. Puisque, contrairement à la doctrine française qui se repose sur la souveraineté, l’Australie quant à elle a plutôt besoin de la sécurité.

 

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Les États-Unis dans le pacifique

Pour rappel, l’Océanie est le plus petit continent sur le plan économique ainsi que sur le plan démographique et compte un état des États-Unis. C’est une région dans laquelle les Américains disposent d’une forte influence militaire depuis 1945. Ils ont érigé un réseau de bases militaires dans toute la région. Mieux, ils disposent de territoires propres à eux pour de différentes opérations militaires.

En revanche, un recul observé sous l’administration Obama a permis à la Chine de développer sa politique expansionniste. Ce qui a suscité une révolte des Américains qui veulent avoir la main mise à nouveau sur la région. Ainsi, l’achat de ces sous-marins est une excellente occasion de plus de s’installer dans le pacifique. Pour y arriver, il va falloir se brouiller avec un allié traditionnel. De toute évidence, pour n’importe quelle alliance qui inclut les États-Unis, l’intérêt américain doit passer d’abord.

En réalité, l’Australie n’avait pas beaucoup d’options devant elle. Étant au centre de la politique de cette région indo-pacifique, ce pays ne cherchait qu’un allié qui pourrait le protéger contre une éventuelle guerre entre la Chine et Taïwan. Il est d’autant plus rassurant pour lui de faire affaire avec un allié traditionnel comme les États-Unis, plutôt qu’une collaboration avec la France qu’il ne connait pas. Mieux, la France ne dispose pas de l’envergure ainsi que de la capacité militaire américaine.

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