Crise en Guadeloupe : le ministre des outre-mer Sébastien Lecornu fait face à sa première tempête politique !

En Guadeloupe, la situation politique entache la réputation du ministre d’outre-mer. Sébastien Lecornu est critiqué par quelques membres de la majorité présidentielle de banaliser la situation très « très explosive » que vit le territoire d’outre-mer au profit de la campagne présidentielle.

En Guadeloupe, la situation politique entache la réputation du ministre d’outre-mer. Sébastien Lecornu est critiqué par quelques membres de la majorité présidentielle de banaliser la situation très « très explosive » que vit le territoire d’outre-mer au profit de la campagne présidentielle. Le ministre s’en défend et réitère son engagement à travailler pour un retour à la normale.

 

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Vers un dénouement de situation

Samedi, une cellule de crise interministérielle sera présidée à 18h par les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et des outre-mer Sébastien Lecornu au sujet des violences en Guadeloupe liée à la mobilisation contre le pass sanitaire, a informé deux sources ministérielles. « Les deux ministres Darmanin et Lecornu vont présider cette réunion pour voir quelles nouvelles mesures peuvent être prises suite aux troubles à l’ordre public des derniers jours », a indiqué à l’AFP l’entourage de M. Lecornu.

« Les ministres condamnent les violences qui se sont déroulées cette nuit et apportent tout leur soutien aux forces de l’ordre. 29 individus ont été interpellés la nuit dernière », a précisé de son côté Beauvau.

Le préfet guadeloupéen avait annoncé vendredi la mise en place d’un couvre-feu immédiat entre 18h et 5h locales, « compte tenu des mouvements sociaux en cours dans le département et des actes de vandalisme ».

Les autorités gouvernementales ont annoncé envoyer « dans les prochains jours » 200 policiers et gendarmes pour renforcer les forces de l’ordre, alors que les violences et les blocages se multiplient.

 

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Une situation « agitée par un certain nombre de candidats à la primaire de la droite »

Contraint à l’isolement après avoir été testé positif au coronavirus, le chef du gouvernement, Jean Castex, a eu un entretien par visioconférence avec les élus guadeloupéens. Olivier Véran et Sébastien Lecornu, les ministres de la Santé et d’outre-mer y ont pris part. Mais pourquoi ne pas s’être rendu directement sur place ? Dans l’émission 4 vérités de France 2, ce mardi, M. Lecornu a reconnu « la question d’y aller avec le ministre de la Santé et même le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est posée dès vendredi matin ».

Mais après avoir « échangé avec les autorités locales et les élus, il est apparu que cela présentait une surcharge particulièrement importante pour les forces de l’ordre », a expliqué le ministre, ajoutant qu’il n’était pas question pour lui de « les détourner de leur mission première, qui est de protéger la population ». Concernant cette situation, Sébastien Lecornu a estimé qu’il s’agit avant tout d’une « question politicienne », « agitée par un certain nombre de candidats à la primaire de la droite » pour la propulser dans le débat public.

 

« Je conteste cette politique spectacle dans laquelle il faudrait aller s’agiter devant les caméras sur place. Évidemment que nous irons bientôt en Guadeloupe », a-t-il déclaré. De même, à en croire le ministre, les élus locaux « ne demandent pas un déplacement ministériel », mais un « retour à la sécurité, à l’ordre public, et des réponses claires en matière sanitaire ». En outre, la crise traversée en Guadeloupe n’est pas uniquement d’ordre « sanitaire et social » : « On est sur des bandes, des personnes qui sont malheureusement déjà défavorablement connues des services de police ou de justice, et qui se servent de cette crise pour s’exprimer dans la violence ».

 

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