Hollande tire à boulets rouges sur Macron, l’ancien président traite l’actuel de voyageur sans boussole !

En marge de la sortie de son nouveau livre Affronter, l’ancien président de la République, François Hollande a décoché des critiques à l’endroit d’Emmanuel Macron. Au cours de l’entretien qu’il a accordé au Parisien, M. Hollande étrille un homme qui saute « d’une conviction à l’autre comme une grenouille sur des nénuphars ».

En marge de la sortie de son nouveau livre Affronter, l’ancien président de la République, François Hollande a décoché des critiques à l’endroit d’Emmanuel Macron. Au cours de l’entretien qu’il a accordé au Parisien, M. Hollande étrille un homme qui saute « d’une conviction à l’autre comme une grenouille sur des nénuphars ».

 

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Un quinquennat marqué par un défaut d’incohérence et une absence de doctrine

Affronter, le livre dont est l’auteur l’ancien président Hollande va paraître ce mercredi. Dans ce dernier, celui qui a passé les mains à Emmanuel Macron en 2017 a trouvé les qualifications peu flatteuses pour décrire son successeur et ancien ministre. Il a notamment mis l’accent sur « un homme sans doctrine, un voyageur sans boussole (…) changeant d’opinions au gré des événements, sautant d’une conviction à l’autre comme une grenouille sur des nénuphars ».

À l’occasion de la parution de son œuvre, l’ex-chef de l’état a accordé une interview au Parisien au cours de laquelle il a d’ailleurs maintenu son sentiment. « Ce quinquennat a été marqué par un défaut de cohérence et par une absence de doctrine qui a conduit le président à multiplier les volte-face sur les sujets essentiels, de la place de l’État jusqu’à l’écologie, en passant par la sécurité. Le ‘quoiqu’il en coûte’ a débouché sur une fuite en avant dépensière », a-t-il argumenté.

Un quinquennat ayant compromis l’unité nationale

François Hollande s’en est pris à son ancien ministre de l’économie qu’il accuse d’avoir « déchiré les Français comme jamais », assurant que « C’est ce qui explique les frustrations et les mouvements de colère qui ont émaillé son mandat ». Pour étayer ses propos, l’ancien président a cité en exemple le mouvement des Gilets Jaunes ainsi que « la contestation de la réforme des retraites ».

« Élu dans des circonstances exceptionnelles, il aurait dû s’attacher à réconcilier les Français. Au lieu d’y travailler, il a concentré le pouvoir, négligé le Parlement et les partenaires sociaux. L’apaisement n’a pas été au rendez-vous et la France apparaît dissociée, entre une minorité qui va bien et le reste du pays qui s’inquiète pour son avenir », a déploré l’ancien président.

 

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Emmanuel Macron, un choix par défaut

François Hollande a élégamment étrillé le bilan réformateur d’une « rare minceur » d’Emmanuel Macron dans lequel il voit ce « qu’aurait pu être un second mandat de Nicolas Sarkozy ». Comme exemple, il a cité : « la suppression de l’ISF, la défiscalisation des revenus du capital, les ordonnances travail, la réduction des droits des chômeurs, jusqu’à la nomination de son ancien collaborateur à Matignon. Les très riches sont devenus encore plus riches (…) C’est une succession d’États généraux, sans jamais une révolution ».

En outre, si dans les sondages, l’actuel chef de l’État jouit toujours d’une popularité et se place en tête de peloton avec environ 25 % des intentions de vote, pour François Hollande, il s’agit « d’un choix par défaut ». « Ce n’est pas lui qui en porte la responsabilité, mais ses concurrents qui ne présentent pas d’offres convaincantes. Les grands partis, à droite comme à gauche, qui avaient vocation à éclairer les Français, les ont finalement abandonnés », a-t-il conclu.

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