Interview d’Emmanuel Macron : Pécresse lance les hostilités en saisissant le Csa !  

Une interview télévisée du président de la République est annoncée pour mercredi, et se passera simultanément sur TF1 et LCI. Pendant le même temps, la candidate investie des Républicains, Valérie Pécresse devait être en émission sur BFM-TV, au même, mais son émission à elle a été simplement annulée.

Une interview télévisée du président de la République est annoncée pour mercredi, et se passera simultanément sur TF1 et LCI. Pendant le même temps, la candidate investie des Républicains, Valérie Pécresse devait être en émission sur BFM-TV, au même, mais son émission à elle a été simplement annulée. Dans la foulée, la candidate à présidentielle de 2022 a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CVSA).

« Valérie Pécresse est devenue une obsession pour Emmanuel Macron »

Mercredi, à 21 h 05, les chaînes de télévision TF1 et LCI ont annoncé qu’elles diffuseraient un grand entretien avec le président de la République, au cours duquel il sera interrogé durant une heure trente sur son bilan par les journalistes Audrey Crespo-Mara (TF1) et Darius Rochebin (LCI). L’entretien, intitulé « Où va la France ? », a été enregistré dans les conditions du direct, a précisé le groupe TF1 à l’Agence France-Presse (AFP).

Pendant ce temps, Valérie Pécresse devait, à la même heure, participer à l’émission politique « Face à BFM », programmée à 20 h 50. Le programme a été annulé en raison de l’interview du chef de l’état, informe des sources proches de Mme Pécresse et auprès de la chaîne. « Il n’y a pas de hasard », assure-t-on dans l’entourage de la candidate, en estimant que « Valérie Pécresse est devenue une obsession pour Emmanuel Macron, jusqu’à choisir le moment où il programme ses interventions ».

De son côté, Anne Hidalgo délie et fustige de tels manèges. « On ne peut pas avoir un président candidat qui se fait ouvrir les chaînes de télévision à la demande et pendant des heures fait sa campagne, alors que ses adversaires doivent se contenter de cinq minutes de duplex pour lui répondre », a-t-elle affirmé au cours d’une visite à Calais. « Ce n’est pas ma conception de la démocratie » et « je demande au CSA de rétablir l’égalité des temps de parole et le fair-play démocratique », a-t-elle ajouté.

 

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Mettre fin aux secrets de polichinelle

Sur son compte Twitter, le porte-parole de la candidate LR, Geoffroy Didier, a demandé que « l’interview d’Emmanuel Macron de mercredi soit décomptée de son temps de campagne par le CSA », avant de lancer : « chacun a compris que le président sortant était déjà candidat, stop aux faux-semblants ».

En effet, l’événement politico-médiatique relance sans cesse les spéculations sur une annonce formelle de la candidature de M. Macron à sa propre succession en avril. Manuel Bompard, directeur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, a exhorté le président de la République à mettre fin à un « secret de Polichinelle ». La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, l’a également appelé à mettre un terme sans attendre à ce vrai-faux suspense. Car « les Français attendent de la franchise, de la transparence, il suffit de dire “je serai candidat à ma réélection” », a-t-elle déclaré sur RMC.

Les oppositions de droite comme celles de gauche somment sans relâche le chef de l’état de faire campagne avec les deniers de l’État.

 

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