La candidate Valérie Pécresse veut supprimer 150 000 postes dans l’administration publique ! 

Alors qu’elle est en pleine campagne pour s’illustrer en décembre prochain à la primature de LR, Valérie Pécresse égrène ses propositions. Cette fois, elle veut s’attaquer à « l’administration administrante » pour que l’État puisse sur ses trois missions prioritaires en proposant la suppression de « 150 000 postes dans l’administration » durant le prochain quinquennat.

Alors qu’elle est en pleine campagne pour s’illustrer en décembre prochain à la primature de LR, Valérie Pécresse égrène ses propositions. Cette fois, elle veut s’attaquer à « l’administration administrante » pour que l’État puisse sur ses trois missions prioritaires en proposant la suppression de « 150 000 postes dans l’administration » durant le prochain quinquennat.

 

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Baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale

C’est dans un entretien publié sur le site de l’Opinion que la présidente de l’Île-de-France s’en est prise au nombre de fonctionnaires, un thème privilégié à la droite. Pour Valérie Pécresse qui entend supprimer 150 000 postes dans « l’administration administrante », « l’État doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser ».

Dans ce même entretien, la candidate à la primaire de LR a également évoqué la question de la réduction des dettes. « Pour stopper l’explosion de la dette et la ramener en 2027 au niveau actuel, avance Valérie Pécresse, nous devons atteindre les 45 milliards d’euros d’économies, auxquelles j’ajoute 15 milliards de recettes de privatisation. L’État n’a pas vocation à rester actionnaire minoritaire d’entreprises concurrentielles ».

Elle prend l’engagement de mettre sur pied des réformes visant à abaisser la dette publique ainsi que la pression fiscale. « Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structure pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale » ; énumérant ensuite « la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’État pour supprimer les doublons ».

 

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L’aide à l’investissement de proximité pour rééquilibrage

Il y a à peine un mois, la présidente de l’Île-de-France avait déjà évoqué la réduction « en cinq ans de 10 % de l’administration administrante, c’est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures.

« L’administration administrante n’existe que dans les interviews de Valérie Pécresse », a répliqué la ministre de la transformation et de la Fonction publiques, Amélie Montchalin, lundi soir. À l’en croire, « cette expression bien floue traduit le manque de vision de l’État à droite. C’est le retour de la méthode RGPP : les coupes sombres sans l’efficacité », a-t-elle estimé, dans une allusion à la « révision générale des politiques publiques » menées durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Lors des campagnes présidentielles de 2017, Français Filon, candidat de la droite à l’époque avait défendu la suppression de 500 000 postes en cinq ans. De son côté, Emmanuel Macron avait promis la suppression de 120 000 emplois, un objectif jeté aux oubliettes dès juillet 2019.

Par ailleurs, dans son entretien accordé à l’Opinion, Valérie Pécresse a préconisé « une aide à l’investissement de proximité » avec l’objectif de « rééquilibrer les territoires. Dans les communes de moins de 20 000 habitants, les particuliers pourront investir en action ou prêter à leurs entreprises locales sur cinq ans minimum avec un crédit d’impôt de 50 % pour un investissement maximum de 20 000 euros ».

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