La Nouvelle-Calédonie dit non à Emmanuel Macron !

On leur a laissé le choix, ils ont massivement renoncé au fait d’accéder à l’indépendance. Ainsi dimanche soir, les habitants de l’archipel bien que peu nombreux, à se rendre aux urnes, ont vigoureusement répondu non une fois de plus au Référendum et reste à cet effet rattaché à la République française.

On leur a laissé le choix, ils ont massivement renoncé au fait d’accéder à l’indépendance. Ainsi dimanche soir, les habitants de l’archipel bien que peu nombreux, à se rendre aux urnes, ont vigoureusement répondu non une fois de plus au Référendum et reste à cet effet rattaché à la République française.

Des chiffres très parlants

Les Calédoniens souhaitant le maintien dans la république ont laissé éclater leur joie dans la rue, on les a vus brandir le drapeau français, klaxonner. Ayant répondu invariablement non, lors des précédents référendums, ils ont su garder leur constance. Les patrouilles de police étaient considérables pour éviter certains débordements, Nouméa était particulièrement désert.

La question qui a été posée est celle-ci « Voulez-vous que la Nouvelle – Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », les calédoniens n’ont pas hésité à répondre par la négative, exprimés en pourcentage, ils atteignent les 96, 49%. Ceux à répondre par « oui » étaient infirmes, estimés à 3,51%, et 2,99% pour les votes blancs et nuls. Ce qui était peu habituel, reste le faible taux de participation, jamais enregistré, si on les compare aux deux précédents référendums. Le mot d’ordre de boycott lancé par les indépendantistes a été suivi, si l’on en croit les chiffres, seuls 43,90% y ont participé.

La conclusion des propos

Le président Français Emmanuel Macron conclura plus d’une heure après les résultats « La Nouvelle – Calédonie restera donc française » et poursuivant, il déclare « la France est plus belle, car la NouvelleCalédonie a décidé d’y rester ». Il est sans doute satisfait de ce résultat. Sonia Backés, la présidente de la province Sud, est contente de constater que « les rêves tristes d’une indépendance se sont brisés, nous avons décidé en notre âme et conscience de rester français. (…). Ce n’est plus négociable. »

Ce n’est pas pour autant que les indépendantistes se plient face à ce résultat, Roch Wamytan, le président des indépendantistes, s’est exprimé en ces termes « pour nous, ce n’est pas le troisième référendum. Nous considérons qu’en termes de légitimité juridique et politique, il n’y a que deux référendums, 2018 et 2020. Celui-là, c’est le référendum de l’État français et de ses soutiens en Nouvelle – Calédonie, pas le nôtre. (…) Nous viendrons aux discussions avec la personne qui va sortir des urnes de la prochaine présidentielle. Nous attendrons le prochain. Si c’est Emmanuel Macron, nous allons continuer à discuter. ». Ils ne comptent donc pas baisser les bras.

 

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Un non que félicitent certains responsables politiques

Nombreux sont-ils, à avoir félicité, les calédoniens pour ce refus opposé à l’indépendance lors du vote populaire organisé. Ayant donné son avis sur France 3, Valérie Pécresse, la candidate à l’élection présidentielle n’a pas caché sa joie, « c’est un grand moment de bonheur », a-t-elle confié, « parce que pour moi ; évidemment, la Nouvelle – Calédonie, c’est la France ». Poursuit-elle. « Il y a eu un choix, un choix clair, un choix massif ». Pour elle, ce référendum « n’est qu’un point de départ ».

Marine Le Pen, la candidate du rassemblement National a tweeté « la Nouvelle – Calédonie reste française ! il faut maintenant œuvrer à la restauration de l’unité. Je le ferai », elle pense aux prochaines élections présidentielles à l’issue desquelles, si les français portent leur choix sur sa personne, elle se donnera pour mission de rassembler, de réunir. De même, Gérald Darmanin dans le « grand jury » s’est réjoui de ce que le référendum se soit tenu « dans des conditions de sécurité tout à fait acceptables et malgré la crise sanitaire ».

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