Le Covid serait-il un facteur d’aggravation des AVC ?

En France, plus de 140 000 personnes sont touchées chaque année par plusieurs accidents vasculaires cérébraux (AVC) et approximativement 30 000 personnes en meurent.

En France, plus de 140 000 personnes sont touchées chaque année par plusieurs accidents vasculaires cérébraux (AVC) et approximativement 30 000 personnes en meurent. La Journée internationale de l’AVC, le 29 octobre, est le moment idéal pour donner plus d’éclaircissement sur les signes et les facteurs de prévention, notamment en ce moment de pandémie.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by CAIO LUZ (@sercaio.luz)

Le Covid-19 augmente le risque

Depuis la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux en 2006, chaque 29 octobre, des campagnes sont organisées pour rappeler aux personnes l’importance de prêter attention aux signes d’alerte.

Lors de ces campagnes, il est également rappelé aux personnes de prêter attention aux facteurs de risque évitables : hypertension artérielle, diabète, obésité, tabac, alcool… L’Accident Vasculaire Cérébral est une urgence médicale absolue. Mais pendant cette pandémie, le nouveau coronavirus a commencé à augmenter le risque et à doubler le nombre de décès.

« Au début de l’épidémie de Covid-19, la chaîne de soins d’urgence de l’AVC était chaotique, entre la saturation des réseaux téléphoniques d’urgence et l’autocensure des patients qui ne voulaient pas encombrer les centres de santé ou avaient peur d’être infectés. », ont déclaré les médecins et les experts de l’hôpital de la Fondation Rothschild.

À l’hôpital de la Fondation Rothschild, de mi-février à fin avril 2020, l’activité de la thrombectomie (opération qui restaure directement un caillot bloquant l’artère cérébrale) chez les personnes victimes d’AVC avec occlusion de plusieurs grands vaisseaux, a diminué de 38 %.

L’AVC est difficile à traiter chez les personnes souffrant de Covid

Lors des recherches des médecins, ils ont été confrontés à plusieurs formes d’AVC plus inflammatoires, plus complexes à traiter.

La thrombolyse fait partie des premiers traitements de l’AVC qui se sont avérés très efficaces chez environ 20 à 30 % des personnes touchées. Chez les personnes infectées par le Covid-19, les caractéristiques du caillot anéantissent l’efficacité de ce médicament.

« Chez les patients que nous traitons, la thrombolyse n’a eu d’effet sur aucun AVC avec occlusion d’énormes vaisseaux. », a conclu le Docteur Simon Escalard, neuroradiologue interventionnel, dans sa recherche.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by (@dr.lynda.vy)

3 symptômes d’alerte

À l’approche de la deuxième vague des personnes atteintes d’AVC et de Covid, il est très essentiel de rester vigilant devant tous les symptômes qui évoquent l’AVC. Comme symptômes, nous avons :

  • D’abord, la Paralysie Faciale (PF) : L’individu n’arrive pas à sourire et sa lèvre est tombante. Dans ce genre de cas, le bon réflexe serait de lui faire essayer de sourire.
  • Ensuite, le trouble de la parole ou les problèmes de compréhension : L’individu semble avoir des problèmes à parler. Le bon réflexe dans ce cas est de lui demander de répéter une série de phrases simples.
  • Enfin, la faiblesse des membres : les bras ou les jambes de la personne perdent de la force ou deviennent soudainement engourdis. Le bon réflexe est de laisser l’individu lever les bras et bouger constamment ses jambes.

Si réaliser ces trois gestes semble difficile ou complètement impossible pour ce dernier, il se pourrait qu’il soit atteint d’un AVC et vous devez appeler le 15 immédiatement. Lors d’un accident vasculaire cérébral, environ 2 millions de neurones disparaissent ou meurent toutes les minutes, et les agents de santé ont au plus 4 h 30 à 6 heures afin de pouvoir intervenir.

 

Afficher Masquer le sommaire

Partagez votre avis