Le président de la république Emmanuel Macron demande pardon aux harkis, de quoi s’agit-il réellement !

Le président de la République a reçu à l’Élysée le lundi 20 septembre près de 300 représentants et harkis descendants. Lors de cette rencontre, Emmanuel Macron reconnait des manquements passés de la France vis-à-vis de ces harkis et de leurs familles.

Le président de la République a reçu à l’Élysée le lundi 20 septembre près de 300 représentants et harkis descendants. Lors de cette rencontre, Emmanuel Macron reconnait des manquements passés de la France vis-à-vis de ces harkis et de leurs familles. Il demande pardon aux victimes au nom de la République et annonce la création d’une loi de reconnaissance et de réparation.

 

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Commémoration d’une histoire de mépris

« Franchir un nouveau pas », c’est l’objectif dans lequel s’inscrire cette encontre tenue entre Emmanuel Macron et les harkis ainsi que leurs descendants à l’Élysée. Pour rappel, les harkis sont des supplétifs enrôlés pendant la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962 pour combattre aux côtés des troupes françaises. Ils étaient près de 200 000 harkis à combattre pour la France contre leur propre pays.

Cependant, à la fin de cette guerre, seulement 42 000 harkis et leurs familles ont pu être évacués en France. Ceux-ci ont transité par des camps aux conditions de vie les plus précaires. 40 000 autres harkis ont réussi à rallier la France dans la clandestinité.

Ainsi, environ 80 000 à 90 000 supplétifs ont pu rejoindre la France selon les statistiques. Le reste de ces combattants ont été laissés à leur sort. Ils ont été victimes des représailles de la part des indépendantistes algériens.

« Je leur demande pardon »

Depuis le début de ces deux dernières décennies, les gouvernements français qui se sont succédé ont chacun posé des pas pour rendre hommage à ces anciens combattants qui n’ont pas été remerciés à la hauteur de leur sacrifice. Emanuel Macron s’inscrit dans la même logique que ses prédécesseurs.

« La République a contracté à leur égard une dette. Aux combattants, je veux dire leur reconnaissance, nous n’oublierons pas. Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi la prison, je leur demande pardon. Nous n’oublierons pas. Depuis la République s’est ressaisie. Elle s’est engagée sur la voie de la vérité et de la justice. » C’est en ces termes que le président de la République exprimait ses regrets vis-à-vis du traitement qu’ont subi les harkis ainsi que leur descendant.

 

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Une loi de reconnaissance et de réparation

Emmanuel Macron s’engage à panser les plaies. Cependant, pour certaines victimes, la commémoration de cette histoire moins glorieuse pour la France doit passer par une revalorisation des allocations.

Une revendication que juge légitime le président. Toutefois, ce dernier estime que « Aucune réparation pécuniaire ne réparera ce qu’il s’est passé ». Il annonce ainsi la rédaction d’un texte de loi de reconnaissance de réparation dont les travaux seront conduits par la ministre Geneviève Darrieussecq.

« Après la guerre d’Algérie, la France a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants », reconnait le chef de l’État. « L’histoire des harkis est grande et douloureuse. (…) C’est l’histoire de déchirures : déchirure de deux pays, déchirure avec vos terres natales, déchirure entre Français », déclare Emmanuel Macron. Il ajoute : « C’est la tragédie d’une fidélité bafouée plusieurs fois par les massacres en Algérie, par l’exclusion en France, puis par le déni et le refus de reconnaissance. Votre histoire, c’est la nôtre».

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