Présidentielle 2022 : Après la victoire de Yannick Jadot aux primaires, Sandrine Rousseau se dit à son service !

Sandrine Rousseau à laissé planer le doute pendant quelques jours. Après son échec au deuxième tour des primaires écologistes, l’écoféministe refuse d’apporter clairement son soutien à Yannick Jadot.

Sandrine Rousseau à laissé planer le doute pendant quelques jours. Après son échec au deuxième tour des primaires écologistes, l’écoféministe refuse d’apporter clairement son soutien à Yannick Jadot. Une attitude qui a fait réagir les ténors du parti. Invitée ce vendredi sur France Bleu, la candidate malheureuse clarifie enfin sa position. Elle promet soutenir le vainqueur Yannick Jadot sans état d’âme.

« Je me mets complètement à son service »

Enfin l’unité rétablie chez les écologistes ? C’est ce que laisse entrevoit les propos de Sandrine Rousseau. Défaite par Yannick Jadot au second des primaires sur un score serré de 51,03 % contre 48,97 %, Sandrine Rousseau s’est montrée ambiguë. Elle refusait de sacrifier à la tradition qui recommande au perdant de soutenir le gagnant. Cependant, depuis ce vendredi, elle décide de rentrer dans le rang des soutiens du candidat désigné Yannick Jadot.

« Évidemment, c’est Yannick Jadot qui portera les couleurs de l’écologie, je me mets complètement à son service, il n’y a aucun problème là-dessus », a déclaré l’écoféministe sur France Bleu ce vendredi. Elle promet d’apporter son soutien sans état d’âme à l’eurodéputé, ce qui met un terme à deux d’ambiguïté occasionné par ses propos. Pour certains, ce revirement de la candidate malheureuse a été précipité par la sortie de certaines grandes figures du parti qui ont tapé du point sur la table.

Les mises en garde

Les déclarations fracassantes de Sandrine Rousseau au lendemain du deuxième tour des primaires ont réussi à faire sortir les ténors du parti de leur silence. Le secrétaire d’EELV est rapidement monté au créneau. En déplacement de campagne en Savoie avec le candidat Yannick Jadot, le jeudi, Julien Bayou fustige la position de l’écoféministe.

Il affirme que l’attitude de Sandrine Rousseau tranche avec celle de mardi qui était impériale. Le conseiller régional de l’Ile-de-France regrette qu’aujourd’hui, l’enjeu se repose sur une négociation triviale de place. Ce qui fait un peu mauvaise perdante selon lui. Pour Julien Bayou, « Il y a un gagnant, l’ensemble des candidats s’est engagé à le soutenir. Il n’y a pas de négociations, il y a un soutien inconditionnel au candidat et au projet. »

Le secrétaire national d’EELV s’engage d’ailleurs dans une métaphore footballistique. « Il y a un attaquant en pointe. Il a le brassard de capitaine. Les autres peuvent jouer défenseurs, etc. ou même rester sur le banc de touche, pourquoi pas, s’ils le préfèrent », souligne-t-il.

« Nous avons fait à Sandrine une proposition, celle de présider le conseil politique de la campagne, ainsi que d’intégrer un comité des quatre candidats au primaire qui se réunirait régulièrement. Eric Piolle et Delphine Batho n’ont pas encore répondu, mais Sandrine Rousseau a dit que ça ne suffit pas. C’est un peu dommage qu’on achoppe sur une question triviale de place, de visibilité, ça fait un peu mauvaise perdante. Soit elle prend le chemin du collectif, soit elle choisit un prétexte pour en sortir et elle assume ! », déballe ainsi Julien Bayou.

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