Présidentielle 2022 : Bruno Retailleau attire l’attention sur un début de campagne particulièrement violent !

Le sénateur de Vendée était l’invité de l’émission « 4 vérités » de France 2, ce mardi 26 octobre. L’occasion a été pour Bruno Retailleau de ressasser l’actualité politique française, en l’occurrence le début de campagne présidentielle qui s’engage avec ferveur dans chaque chapelle politique.

Le sénateur de Vendée était l’invité de l’émission « 4 vérités » de France 2, ce mardi 26 octobre. L’occasion a été pour Bruno Retailleau de ressasser l’actualité politique française, en l’occurrence le début de campagne présidentielle qui s’engage avec ferveur dans chaque chapelle politique. Il a notamment fustigé « le style d’un certain nombre de candidats qui est « celui des réseaux sociaux ».

 

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« La politique est violente parce que la société est violente »

À environ six mois de l’élection présidentielle, la bataille est déjà enclenchée sur chaque front pendant que les débats politiques sont au paroxysme animés. En réponse à une interrogation par rapport à ce début de campagne sur France 2, ce mardi, Bruno Retailleau estime qu’il est « violent », ce qui n’est pas « étonnant ». « Aujourd’hui, la politique est violente parce que la société est violente. On voit bien que le style qu’ont pris un certain nombre de candidats est celui des réseaux sociaux », a détaillé le chef des sénateurs LR.

D’après ses analyses, cette violence n’est pas entretenue par un seul candidat, elle est plutôt « très collective ». M. Retailleau a de même identifié la responsabilité médiatique en déplorant : « Ce qui est terrible, c’est que la France est fracturée. On a besoin d’apaisement. On a besoin d’un sursaut collectif qui nous tourne vers l’avenir, et pas seulement vers des rancœurs ».

En effet, de passage sur « vérités », le sénateur de Vendée a fait le tour des sujets brulants de l’heure dans le paysage politique français. Sur la question du passe sanitaire, il a exprimé la volonté du sénat à surseoir à un prolongement. « On a dit aux Français que le passe sanitaire était provisoire. Nous ne voulons pas aller jusqu’en juillet 2022 et enjamber la présidentielle. On veut qu’on commence à sortir du passe sanitaire là où il y a un faible taux d’incidence et une forte vaccination », a-t-il tranché.

 

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L’avis de Retailleau trouve des échos favorables

Concernant la campagne des Républicains qui iront en congrès électif en décembre prochain, le sénateur le « calendrier s’étale trop, on a créé du vide et ce vide profite à Éric Zemmour ». Il poursuit : « J’aurais voulu une vraie primaire, où tous les Français qui se reconnaissent dans nos convictions auraient pu participer parce que ça donne un élan, une légitimité ».

En outre, son constat sur ce début de campagne à polémique est bien partagé par d’autres figures politiques. Sur public Sénat le même jour, la directrice de campagne de la socialiste Anne Hidalgo, Johanna Rolland a fait part de sa crainte quant à la montée « d’une forme de violence ».

« Le tour que prend ce début de campagne présidentielle est préoccupant. (…) Il y a besoin de respect. On peut avoir des positions politiques diamétralement différentes, c’est la noblesse du débat démocratique, mais il y a cette forme d’exemplarité de la parole publique », a argumenté la maire de Nantes.

Mais cette exemplarité manque à certains candidats. « Dans ce contexte, le débat démocratique doit gagner en hauteur et doit gagner en sérénité », a défendu Mme Rolland avant de conclure : « Quand on a une société qui est à ce niveau de fragmentation et de colère, la parole publique doit être pesée et mesurée ».

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