Présidentielle 2022 : Christophe Castaner donne son avis sur la probable candidature d’Eric Zemmour !

Le député à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner a saisi l’occasion d’un entretien accordé à l’Express pour opiner non seulement sur le futur de sa formation politique, mais aussi sur ce que lui inspirent certaines candidatures.

Le député à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner a saisi l’occasion d’un entretien accordé à l’Express pour opiner non seulement sur le futur de sa formation politique, mais aussi sur ce que lui inspirent certaines candidatures. C’est dans un ton totalement moqueur que le leader de Modem s’en est pris aux oppositions, notamment la droite qui, à son avis, souffre d’une multitude de candidatures et d’idées dépassées.

Politiquement, Eric Zemmour n’est rien

Cet entretien exclusif accordé aux journalistes de l’Express ce 11 septembre a été l’occasion pour le partisan « d’un mouvement unitaire et large » de la gauche, pour donner son avis sur la probable candidature d’Eric Zemmour. Le député, dans une allure de fierté, a d’abord fait le tour des formations politiques se réclamant de la droite. Pour lui, on voit une multitude de candidats qui se lancent « pour des raisons personnelles, collectives, d’égo ou de marketing ».

C’est alors sans doute dans cette catégorie de candidats que M. Castaner loge le polémiste Eric Zemmour quand il affirme que « politiquement, Eric Zemmour n’est rien ». « Il se cache derrière une non-campagne des idées nauséabondes. S’il est candidat, il devra se présenter avec un projet autre que celui de la peur », a-t-il ajouté.

Dans sa configuration des choses à lui, Christophe Castaner, l’écrivain qui vient de démissionner de son poste au Figaro, est en somme une bulle médiatique. « Avez-vous déjà entendu une proposition, en dehors de son constat hystérisé, a-t-il demandé. Il n’en a aucune. C’est un objet médiatique avant d’être un objet de campagne, qui porte une vision rance de la France », a conclu M. Castaner.

Par ailleurs, à la question du journaliste de savoir si la candidature de Marine Le Pen inquiète-t-elle la mouvance présidentielle, le chef du groupe LREM à l’assemblée avoue la reconnaitre en tant que leur « première adversaire ». Mais ce n’est pas pour autant qu’il s’est empêché de reprocher à une candidate des ‘’Libertés’’, le fait de s’aligner avec Vladimir Poutine, Viktor Oran ou les pangermanistes.

Un élargissement de la majorité pour un grand pôle démocrate

À moins de huit mois des élections présidentielles, chaque chapelle politique noue déjà les relations susceptibles de porter en triomphe sa vison. Les figures politiquent de la gauche à l’instar de François Bayrou, appellent de leurs vœux, à une union sacrée.

Pour Castaner, la construction d’une maison commune qui réunit les forces de gauche sera un outil d’importance. « À court terme, il s’agit de fluidifier notre schéma d’organisation, de le rendre plus visible. Dans l’immédiat, ce sera avant tout la campagne présidentielle qui constituera le cœur de la maison commune. Nous verrons si le président de la République est candidat, et s’il l’est, nous serons collectivement derrière lui ».

Pour ce qui sera de la constitution de cette « cour commune », le député a confié au journaliste qu’il prône un mouvement fait de « souplesse, de cohérence et de liberté ». Il compte bien que ce pôle démocratique va s’élargir aux sociaux-démocrates de gauche, aux démocrates de centre droit ainsi qu’aux Républicains.

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