Présidentielle 2022 : Eric Zemmour dépasse Xavier Bertrand et se rapproche de Marine Le Pen !

À sept mois de la présidentielle en France, c’est clairement Eric Zemmour qui a le vent en poupe. Selon un dernier sondage Ipsos Sopra-Steria réalisé pour Parisien le vendredi 1er septembre 2022, le polémiste voit sa cote s’accroitre.

À sept mois de la présidentielle en France, c’est clairement Eric Zemmour qui a le vent en poupe. Selon un dernier sondage Ipsos Sopra-Steria réalisé pour Parisien le vendredi 1er septembre 2022, le polémiste voit sa cote s’accroitre. Il relègue derrière lui Xavier Bertrand et poursuit Marine Le Pen, de quoi créer la panique à droite.

Crédité désormais de 15 % d’intentions de vote

C’est le sondage qui retient toutes les attentions depuis le début des tractations pour la présidentielle de 2022. Pour cause, un candidat non déclaré que personne ne voyait venir réalise un coup énorme. Si l’élection présidentielle devait avoir lieu aujourd’hui, Eric Zemmour se trouve dans une position confortable pour atteindre le second tour. D’après ce sondage Ipsos Sopra-Steria réalisé le 1er septembre pour Parisien, Aujourd’hui en France et franceinfo, le polémiste se positionne tout près de Marine Le Pen.

« Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain et si vous aviez le choix entre les candidats suivants, quel est celui pour lequel il y aurait le plus de chances que vous votiez au premier tour ? » En réponse à cette question, 15 % des personnes interrogées ont désigné Eric zemmour comme leur candidat. « Éric Zemmour est sur une dynamique, un mouvement fort qui va en s’accélérant puisqu’il double quasiment son score en l’espace de quinze jours, passant de 8 % à 15 % », analyse ainsi Brice Teinturier, directeur délégué d’Ipsos.

La droite relativise

Le grand enseignement tiré de ce sondage est que le polémiste dépasse désormais le candidat de droite, peu importe la figure. Selon les résultats de cette enquête d’opinion, Xavier Bertrand reste le candidat le plus populaire à droite, mais sa cote est stagnée à 14 %. Il est suivi de Valérie Pécresse qui récolte 12 % des voix. Michel Barnier ferme la marche du podium avec 11 % d’opinion favorable.

Selon les analyses, une bonne partie de l’électorat du polémiste vient de la droite. Il réussit notamment à convaincre 24 % des Républicains qui avaient voté pour François Filon en 2017. « Une partie de la famille de droite qui flirte avec l’idée du déclin de la France, voire du grand remplacement, qui éprouvait de la gêne à voter pour Le Pen, mais pourrait le faire sans complexe pour Zemmour », déclare Brice Teinturier.

Cependant, cette tendance ne semble pas inquiéter les figures de la droite. Pour certains Républicains, il est encore trop tôt de prendre les sondages au premier degré. « Quand on a participé à beaucoup de présidentielles, comme c’est mon cas, on sait que des sondages réalisés sept mois avant l’élection ça ne veut pas dire grand-chose. L’électorat se cristallise vraiment au mois de février », explique sur BFMTV Philippe Goujon, actuel maire LR du 15e arrondissement de Paris, ancien député et ancien sénateur.

La vice-présidente de LR, Florence Portelli aborde dans le même sens : « Il ne faut surtout pas se laisser affoler par les sondages qui, à l’heure d’aujourd’hui, signifient quelque chose, mais ne sont pas le reflet d’une réalité, d’une vérité », rappelle-t-elle.

 

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