Présidentielle 2022 : Mélenchon et Zemmour jugés incapables de gouvernés par les Français !

Après l’amendement sur le financement de l’armement, le conseil régional de l’Île-de-France, présidé par Valérie Pécresse, veut avoir la main sur son agence régionale de santé.

Après l’amendement sur le financement de l’armement, le conseil régional de l’Île-de-France, présidé par Valérie Pécresse, veut avoir la main sur son agence régionale de santé. Ce jeudi 23 septembre, une proposition du groupe UDI a été votée dans le but d’expérimenter « la régionalisation du système de santé ».

 

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Un remède à l’incapacité de l’État central à réformer le système de santé

La proposition du groupe UDI a été adoptée à 114 voix contre 62 voix. Elle charge désormais Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle de 2022 et présidente du conseil régional de l’Île-de-France à œuvrer auprès du gouvernement et du parlement afin que la région « déroge à titre expérimental aux dispositions législatives régissant l’exercice des compétences de l’État sur la santé ».

« La régionalisation peut être un remède à l’incapacité de l’État central à réformer notre système déjanté au-delà des simples mesures paramétriques » ont justifié les élus UDI. Les membres de la majorité de Valérie Pécresse estiment par ailleurs que la région « a pallié aux failles de l’État au début de la pandémie ».

 

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L’opposition de la gauche au projet

Les Agences régionales de santé sont créées en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy pendant que Valérie Pécresse était sa ministre. Ces institutions régionales sont placées sous la tutelle du ministère de la Santé. Lors de l’adoption de cette proposition de régionalisation de l’ARS en Île-de-France, les groupes de gauche et notamment ceux d’obédience « macaroniste » ont affiché leurs oppositions au projet. « Vous voulez créer ici une jurisprudence extrêmement dangereuse », a remarqué Prisca Thevenot, élue LREM.

De son côté, le représentant régional LFI, Christophe Prudhomme a fait valoir que la question de la régionalisation de l’Agence régionale de santé « a déjà été discutée par la représentation nationale ». Mais cette orientation votée n’a pas été retenue notamment en raison du principe « d’égalité de traitement de tout citoyen quel que soit son lieu de résidence sur le territoire ». Dans le même temps, le représentant PS au sein du conseil régional, Yannick Trignac a dénoncé une « une nouvelle étape dans la remise en cause de l’égalité républicaine ».

L’écologiste Sorayah Mecchtouh a mis, elle, en exergue, l’exemple de l’Italie qui était « passée à un système régionalisé de santé dans les années 1970 et qui en est revenue ». Pour finir, Cécile Dumas a estimé que les agences régionales de santé représentent déjà « une régionalisation des gouvernances des politiques de santé qui a montré son échec ».

Par ailleurs, il revient à noter que l’amendement du conseil régional sur le financement de l’armement de la police municipale avait essuyé les mêmes critiques de la part des mêmes détracteurs. Sur ce coup, les formations politiques de la gauche, dont le groupe, ont dénoncé un amendement adopté sous pression. « Valérie Pécresse impose, sans débat ni passage en commission, une mesure inédite qui ne relève pourtant pas des compétences de la Région », a-t-il souligné.

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