Présidentielle 2022 : Yannick Jadot remporte la primaire écologiste de justesse face à Sandrine Rousseau !

Les dés sont pipés depuis l’après-midi de ce 28 septembre. Après environ une semaine de vote avec un premier tour de toutes les surprises, le verdict du primaire de l’EELV vient de tomber. Celui qui portera les valeurs des  verts  pour cette présidentielle de 2022 est ainsi connu.

Les dés sont pipés depuis l’après-midi de ce 28 septembre. Après environ une semaine de vote avec un premier tour de toutes les surprises, le verdict du primaire de l’EELV vient de tomber. Celui qui portera les valeurs des  verts  pour cette présidentielle de 2022 est ainsi connu. Et sans grande surprise, c’est Yannick Jadot, le candidat favori, qui l’emporté devant l’ex-porte-parole du parti, Sandrine Rousseau.

 

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« Une belle base de lancement »

Pour ce primaire, et pour la première fois dans l’histoire du mouvement politique, environ 122 670 sympathisants s’étaient inscrits sur la plateforme de vote. Selon Julien Bayrou, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, la participation des électeurs a atteint 85 %.

À l’issue de ces votes démarrés depuis 22 septembre avec un premier tour où tous les quatre candidats en lice avaient enregistré un score au-dessus de 20 %, Yannick Jadot s’est illustré en tête de peloton. Le député européen a ainsi enregistré 51,03 % des suffrages exprimés en battant une Sandrine Rousseau qui s’est coltiné 48,97 % des voix.

Peu après la proclamation des résultats, Yannick Jadot adonné de la voix depuis une péniche à Pantin (Seine-Saint-Denis). « L’écologie a gagné pendant cette primaire », s’est-il félicité avant de ‘aller un peu en profondeur avec ce commentaire : « C’est une belle base de lancement et je suis extrêmement optimiste et fier pour la suite ».

Désormais investi en tant que candidat des écologistes, Yannick Jadot apprête déjà sa monture. « On a fait une primaire, on est capable de débattre devant les Françaises et les Français. Les écologistes ne refusent jamais le débat, ne refusent jamais la transparence », a-t-il martelé.

De son côté, la candidate malheureuse, Sandrine Rousseau a tenu à jouer au fair-play. « Vous pouvez compter sur moi pour soutenir la suite de cette aventure », a-t-elle déclaré. « Ensemble, nous sommes en capacité de gagner la présidentielle », a-t-elle continué, avant de conclure en félicitant son adversaire : « Et encore bravo, Yannick Jadot ».

 

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Des faits qui ont propulsé l’eurodéputé

Cité déjà comme le grand favori de cette partie à l’interne des écologistes, Yannick Jadot l’a remporté de justesse. Le chemin vers l’Élysée reste long, certes, mais il peut savourer cette victoire rendue possible par quelques raisons sur lesquelles nous revenons.

Premièrement, l’ex-responsable de l’ONG Greenpeace a su fait valoir son expérience et sa notoriété. Il est sans doute l’une des personnalités de la société civile à rejoindre les listes Europe Ecologie en 2009, ce qui a signé son entrée à l’hémicycle. Il s’est également construit une notoriété en adoptant une stratégie médiatique bien pensée pour se rendre incontournable.

Deuxièmement, Yannick Jadot a réussi à rassembler de nombreux soutiens dans l’entre-deux-tours. Il a notamment rallié les cadres ou figures écologistes pour le second tour. Bruno Bernard, président de la métropole lui déclarait son soutien dans le quotidien le monde en ces termes : « L’écologie doit sortir de la marginalité pour envisager sérieusement l’exercice du pouvoir au plus haut niveau ».

Un dernier point et non des moindres est que l’eurodéputé a su retourner en sa faveur, les arguments de Sandrine Rousseau. Il a donc su concilier l’urgence écologique et la nécessité d’accéder au pouvoir.

« La réalité dans ce pays, c’est la radicalité du dérèglement climatique, c’est la radicalité de l’effondrement de la biodiversité. La radicalité que je porte, c’est la radicalité de gagner l’élection présidentielle (…) La radicalité que je porte, c’est celle qui va conquérir le pouvoir », a-t-il détaillé le 20 septembre sur France Inter.

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