Présidentielles 2022 : la République en Marche se prépare pour lancer les hostilités !

En marge de sa rentrée politique et du démarrage de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron pour 2022, la République En Marche (LREM) a réuni quelque 4 500 militants et sympathisants à Avignon, ce week-end.

En marge de sa rentrée politique et du démarrage de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron pour 2022, la République En Marche (LREM) a réuni quelque 4 500 militants et sympathisants à Avignon, ce week-end. Une démonstration de force de la majorité présidentielle derrière le chef de l’état qui suscite des tensions et des divergences quant à la stratégie à adopter face à Éric Zemmour.

Les intentions de vote rassurent

Quand bien même le président Emmanuel Macron ne s’est pas encore déclaré, le parti de Philippe Édouard qui l’avait porté entre temps cherche à réengager la dynamique de 2017. Une dynamique qui l’avait porté au pouvoir à la surprise des uns et des autres. « C’est comme si nous avions aujourd’hui cinq ans de moins, c’est pour cela que nous espérons cinq ans de plus », a déclaré dimanche Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, lors du campus de rentrée.

En effet, les sondages réalisés par les différents instituts créditent le président sortant entre 24 et 26 % des intentions de vote, le pavant ainsi en tête de peloton. Pendant ce temps, la droite se cherche toujours un nom tandis que l’extrême droite est partagée entre Le Pen et Zemmour. La majorité présidentielle saisit donc ce climat favorable pour réafficher son engagement derrière Emmanuel Macron. « Le seul sujet qui doit nous préoccuper est la réélection du président de la République », a déclaré samedi dernier Christophe Castaner, patron des députés LREM.

Toutefois, malgré cette faveur électorale dont pet se contenter le président Emmanuel Macron, lui et ses coéquipiers ne considèrent pas pour autant le vin tiré. « Évitons l’entre-soi, évitons toute tentative, toute tentation d’autosatisfaction, sortons de nos zones de confort pour aller à l’écoute et à la conquête des Français », a averti Richard Ferrand. « Son élection [en 2017] montre que tout est possible, y compris sa réélection, y compris l’échec », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la rentrée politique d’Avignon a également servi de cadre pour valoriser le bilan quinquennal du chef de l’état. Le président de l’Assemblée nationale affiche toute sa satisfaction déclarant qu’ « Avec nous, quand on travaille, on gagne plus ». « Nous sommes les seuls à avoir une ligne claire, un leader incontesté et la volonté de se rassembler, ça fait toute la différence », a martelé de son côté le délégué général de LREM.

Des crispations à l’extrême droite

Malgré ce beau rendu et la volonté sans faille de l’ancien premier ministre, quelques frictions font loi au sein de la majorité présidentielle. « Il est ancien Premier ministre. Il porte aussi le bilan. Ce n’est pas son job d’être lanceur d’alerte. Bien sûr qu’on est au courant pour la dette. Il n’est pas le commissaire aux comptes du gouvernement », dénonce le député LREM de Lyon, Bruno Bonnell, après l’interview d’Édouard Philippe accordé au Challenges.

De même, La république en marche ne se retrouve pas totalement dans la structuration d’une cour commune qui réunira toutes les forces soutenant les actions notamment LREM et le Modem. Par la voix de son délégué général, Stanislas Guerini, la majorité présidentielle qualifie cette dernière de « bloc décliniste conservateur, incarné aujourd’hui par l’extrême gauche et l’extrême droit ».

Sur une autre lancée, les débats et les discours durant ce campus de rentrée à Avignon ont fait allusion à l’extrême droit et sans le nommer aussi, Éric Zemmour.

Au pupitre ce dimanche, Christophe Castaner et Olivier Véran n’ont pas fait cadeau au polémiste. L’un l’accuse de « de délire permanent », tandis que l’autre le chambre en ces propos : « « Non, monsieur Zemmour, il ne suffit pas de citer Talleyrand toutes les trois phrases pour faire de vous un homme d’État ».

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