Rapprochement entre François Hollande et Anne Hidalgo : qu’y a-t-il à craindre ?

Par fidélité « socialiste », l’ancien président François Hollande exprimera son suffrage en faveur d’Anne Hidalgo.

Par fidélité « socialiste », l’ancien président François Hollande exprimera son suffrage en faveur d’Anne Hidalgo. C’est en marge de la présentation de son livre Affronter sur France 5 que l’ex-chef de l’état a émis son souhait de défendre la candidature de la maire parisienne, sans dynamique dans l’opinion.

 

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Voter Anne Hidalgo : un syllogisme facile

Cette annonce faite par l’ancien président François Hollande vient en effet clarifier la position politique d’un homme d’État resté jusque-là flou. « Je suis socialiste, je suis constant dans mes engagements, je n’ai jamais changé, je n’ai jamais varié, j’ai toujours été un social-démocrate conscient que pour que la gauche gagne il fallait qu’il ait un PS qui soit fort et audacieux », a lancé François Hollande sur le plateau de France 5.

Concernant son choix, il ne fait nul amalgame autour. Préférant aller sans détour, son engagement socialiste et sa fidélité au Parti socialiste lui font sans doute privilégier la candidature de la maire de Paris. « Il y a une candidature socialiste, Anne Hidalgo, je suis socialiste… c’est un syllogisme assez facile, je voterai donc Anne Hidalgo », a tranché l’ex-chef de l’état.

Des candidatures lilliputiennes à la gauche

Dans une interview accordée au « Parisien », l’ancien Premier secrétaire du PS estime que la gauche « fait comme si elle avait déjà perdu cette élection » avec ces « candidatures lilliputiennes ». Entre eux, ils « se livrent à des batailles aussi picrocholines que microscopiques », déplore François Hollande.

Une déclaration qui n’a pas plu a à tous les ténors de la gauche encore moins ceux du PS. « C’est toujours le même procédé avec lui. Il vient nous mettre des bâtons dans les roues alors qu’on essaye de reconstruire ce qu’il a détruit. Il veut juste flatter son ego », s’est révolté un cadre du parti.

« Notre plan A, c’est Hidalgo, notre plan B, c’est Hidalgo et notre plan C, c’est Hidalgo. Peut-être que François Hollande a des ambitions politiques, mais de toute façon, les Français n’ont aucune ambition pour lui », affirme celui-ci excluant toute possibilité de recours à l’ancien président.

L’ancien leader des socialistes tempère néanmoins sa position et réitère son soutien à une candidature de plus en plus raillée. Sa déclaration sur les candidatures de la gauche n’a pas empêché la candidate PS d’avoir des échanges avec l’ex-chef de l’état. « Ils se parlent et se voient, il n’y a pas de problème », assure un soutien d’Anne Hidalgo alors que la candidate estime que ces moments « sont très inspirants et nécessaires ».

 

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Une campagne présidentielle timide, Anne Hidalgo peine à s’imposer

« Elle a eu le courage d’être candidate, ce n’était pas si facile, elle doit maintenant faire la présentation de son projet (…) et enfin, elle doit être socialiste », a suggéré François Hollande. À en croire l’ancien chef de l’État, « ce qui va faire la différence dans cette campagne présidentielle (…). C’est le sérieux. »

Depuis l’annonce de sa candidature, le 12 septembre passé, la campagne présidentielle d’Anne Hidalgo est toujours à la traine. D’ailleurs, dans les sondages, elle patine et se situe entre 4 et 6 % des voix. Dans toutes les hypothèses, la maire de Paris est devancée par le candidat insoumis, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, ses concurrents à la gauche.

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