Santé : un nouveau patient officiellement guéri du VIH !

Cela fait déjà plusieurs décennies que le VIH sévit à travers le monde. Mais jusqu’à présent, aucun remède curatif n’a pourtant pu être trouvé.

Cela fait déjà plusieurs décennies que le VIH sévit à travers le monde. Mais jusqu’à présent, aucun remède curatif n’a pourtant pu être trouvé. Néanmoins, à travers l’histoire des recherches de remèdes, certains patients ont quand même réussi à guérir du VIH. C’est le cas d’une femme vivant en Argentine récemment guérie de cette maladie.

Une guérison totale pour un sujet séropositif

L’année dernière déjà, on nous présentait le cas d’un patient atteint du VIH, considéré comme étant guéri. Il était connu sous le nom du « patient de Londres ». Mais le nouveau patient dont il est question aujourd’hui a réussi sa guérison d’une manière tout à fait inattendue.

Selon l’article publié dans la revue Annals of Internal Medecines, un groupe de scientifiques a identifié une deuxième personne ayant réussi à s’être débarrassée du VIH sans l’aide d’aucun traitement médical. Il s’agit d’une femme vivant en Argentine, qui a été diagnostiquée séropositive en 2013.

En effet, depuis 2017, une équipe internationale de scientifiques s’est penchée sur l’ADN de cette patiente à la recherche de traces du virus, allant même jusqu’à effectuer des vérifications de son placenta après son accouchement en mars 2020.

D’après les informations recueillies, il s’avère qu’après le séquençage de plusieurs milliards de cellules, les scientifiques ont vraiment confirmé que la femme n’avait plus le VIH.

Les explications soutenant une telle guérison

Lors d’une infection par le VIH, le virus dépose des copies de son génome dans l’ADN des cellules, créant donc un réservoir viral. Ce mécanisme permettra au virus de se cacher des médicaments anti-VIH et de la réponse immunitaire du corps.

Ainsi, chez la majorité des gens, de nouvelles particules virales sont constamment fabriquées à partir de ce réservoir existant.

Un traitement antirétroviral (ART) peut empêcher la production de nouveaux virus, mais ne peut se débarrasser définitivement du réservoir. Un traitement à vie est donc nécessaire. Si les patients possèdent encore des réservoirs viraux, un type de cellule immunitaire maintient le virus supprimé sans avoir besoin de médicaments.

Les personnes possédant ce type de cellule immunitaire sont appelées les « contrôleurs d’élite », et c’est le cas de cette patiente appelée « patiente Esperanza ».

Le deuxième cas de l’histoire

Les avancées de la médecine ont permis à de nombreuses personnes de vivre avec le virus, grâce à des thérapies constantes afin d’empêcher le virus de se répliquer. Mais quelques rares personnes ont réussi à guérir du VIH, il s’agit notamment du « patient de Berlin » et du « patient de Londres ». Mais ces deux ont réussi après une greffe de moelle osseuse.

Une seule fois auparavant, les scientifiques ont pu trouver une personne qui était parvenue à éliminer complètement le virus de son organisme sans intervention médicale, il s’agit de la « patiente de San Francisco ».

La « patiente Esperanza », un motif de plus d’espoir

Les scientifiques continuent ainsi l’étude de l’ADN de cette patiente, en espérant découvrir un nouveau moyen de venir en aide aux millions de personnes dans le besoin.

Elle a d’ailleurs eu une fille l’année dernière, qui n’est pas séropositive, et attend même son deuxième enfant. Esperanza suscite donc aujourd’hui un nouvel élan d’avancées en matière de lutte contre le HIV.

Afficher Masquer le sommaire

Partagez votre avis