Sondages Éric Zemmour passe devant Marine Le Pen, l’expression des classes moyennes ?

La candidature supposée du polémiste Éric Zemmour continue de brouiller les cartes. Si en 2012 comme en 2017, Marine Le Pen a été la candidate ayant séduit le plus les catégories populaires, une sorte de division émerge depuis l’entrée en jeu du polémiste. Pour la première fois de cette campagne, un sondage de l’IFOP-Fudicial pour LCI et Le Figaro vient de le donner au second tour.

La candidature supposée du polémiste Éric Zemmour continue de brouiller les cartes. Si en 2012 comme en 2017, Marine Le Pen a été la candidate ayant séduit le plus les catégories populaires, une sorte de division émerge depuis l’entrée en jeu du polémiste. Pour la première fois de cette campagne, un sondage de l’IFOP-Fudicial pour LCI et Le Figaro vient de le donner au second tour. Il devancerait notamment la candidate du RN d’un point (17 contre 16 %), et reste néanmoins bien loin d’Emmanuel Macron (25 %) qui assure ses arrières.

 

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Les catégories populaires divisées

Cette nouvelle enquête révèle essentiellement qu’aucun candidat ne séduit majoritairement les « catégories populaires ». Comme en 2012 et en 2017, l’ex-présidente du RN reste néanmoins, à moins de six mois du premier tour, celle qui les convainc le plus.

Elle recueille en effet 28% des intentions de vote dans cette catégorie, répartie comme suit : 23% des employés et 33% des ouvriers. Elle est suivie par Emmanuel Macron avec 18% qui, lui, séduit aussi davantage les ouvriers (21%) que les employés (15%). « Les questions de pouvoir d’achat et d’inflation apparaissent comme des sujets de préoccupations importants. On aurait pu penser que son bilan devienne un passif, mais pour l’instant, cela ne structure pas les catégories populaires. Depuis François Mitterrand, Emmanuel Macron est le président sortant affichant le meilleur score chez les ouvriers », souligne Frédéric Dabi, le directeur général opinion de l’IFOP.

Fait remarquable : s’il marche sur ses terres, Éric Zemmour ne parvient donc pas arracher la vedette à Marine Le Pen sur cet électorat. Seuls 17% des électeurs issus des « catégories populaires » seraient prêts à voter pour lui, dont 25% d’employés et seulement 9% des ouvriers. Interrogé sur cette faiblesse fin octobre, Éric Zemmour affiche un optimisme foncier plutôt que de s’en inquiéter. Marine Le Pen ne pouvait « ne pas gagner, puisqu’elle n’a pas l’alliance avec une partie de la bourgeoisie et des CSP + » a-t-il affirmé à BFMTV.

 

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Xavier Bertrand, l’éternel favori à droite

En attente du déroulement de leur congrès électif en décembre prochain, le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, apparaît comme le mieux placé à droite (13%). Le candidat à la primaire de LR ferait mieux que l’ex-commissaire européen, Michel Barnier qui enregistre un score de 10%, ou encore la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse qui descend à 9%. Un premier débat entre les cinq candidats aura lieu ce lundi soir sur LCI, en partenariat avec Le Figaro.

Pendant ce temps, aucun candidat de gauche ne parvient à dépasser la barre des 10%. L’insoumis Jean-Luc Mélenchon est donné à 8,5%, devant le candidat écologiste Yannick Jadot (7%) et la socialiste Anne Hidalgo (5%). L’ancien ministre de François Hollande, Arnaud Montebourg, est de son côté promis à 2,5%, au même niveau que Nicolas Dupont-Aignan, le candidat de Debout la France. Les deux devancent de peu le communiste Fabien Roussel à 2%

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