Vaccination Covid-19 : La France passera en ce mois de septembre le cap des 50 millions de personnes vaccinés !

Après un début de campagne vaccinale compliquée, la France s’apprête désormais à franchir le seuil des 50 millions de doses administrées. Une avancée considérable qui positionnera sans doute l’hexagone en tête sur le plan européen et mondial des pays ayant mieux réussir la campagne de vaccination contre le coronavirus. Reconnue pour l’humeur de ses ‘’antivax’’, la France a semblé finalement trouver la bonne formule pour pousser ses citoyens vers les vaccinodromes cet été.

 

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Des chiffres affolants et pourtant…

La campagne de vaccination débutée depuis septembre s’est heurtée à de nombreux obstacles. Il s’agit notamment des difficultés liées à l’approvisionnement, les mauvaises performances d’AstraZeneca ainsi que la réticence d’une partie de la population. Aujourd’hui, afficher au compteur 50 millions de primo-vaccinés est un succès symbolique, une sorte de défi que les autorités gouvernementales et sanitaires ont réussi à relever.

Cependant, cette prouesse reste modeste pour ce qui devrait être. « Il y a encore du travail. Il y a encore des populations qui ne sont pas vaccinées. Elles sont exposées et donc, en danger d’une certaine manière », a reconnu le Premier ministre, Jean Castex, en visite fin août dans un centre de vaccination mobile.

En effet, au-delà de ces chiffres, se trouvent d’autres lacunes que le gouvernement entend combler. On compte encore au moins deux millions de personnes fragiles à vacciner. À peu près 11 % des personnes âgées de plus de 75 ans de même que 9 % des personnes se trouvant dans la tranche de 60 à 74 ans n’ont encore reçu aucune dose de vaccin.

Pendant ce temps, 15 % des personnes souffrant des comorbidités comme le cancer, le diabète, l’obésité ou encore l’hypertension restent à vacciner. Si déjà plusieurs pays voisins ont pu vacciner la presque totalité des publics fragiles parmi leur population, le gouvernement français compte bien y arriver. « La priorité des priorités, ce sont les deux millions de Français âgés ou malades qui n’ont pas encore été vaccinés », a souligné le ministre de la Santé, Olivier Véran.

 

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Vacciner encore davantage…

Avec les retours de vacances qui sont susceptibles de faire basculer la situation pandémique qui se stabilise depuis quelques jours, les autorités entendent élargir la campagne. La vaccination des adolescents (12 à 18 ans) entamée depuis mi-juin va se renforcer davantage. Le gouvernent espère dépasser le nombre de vaccinés dans cette tranche d’âge actuellement à 64 %, en confiant la campagne aux collèges et lycées.

Les centres de vaccination et des équipes mobiles seront installés dans les écoles. Ensuite, un déplacement encadré des élèves vers ce vaccinodrome sera assuré après avoir recueilli le consentement des familles pour l’injection des premières doses. Mais à en croire les propos de l’épidémiologiste Antoine Flahault, cette opération pourrait être obligatoire.

« Les 12-18 ans pourraient même bénéficier d’une obligation vaccinale. Cela sécuriserait grandement leur rentrée et leur scolarité durant la saison froide à venir. On doit tout faire pour protéger les jeunes, mais aussi toute la communauté, car ils sont l’un des principaux moteurs des contaminations actuelles », a-t-il précisé. Au bout de deux mois au plus, les autorités comptent mener à bout l’opération.

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