Trimestre anti-inflation : concrètement, on parle de quoi ?

Les revenus qui stagnent et les prix des denrées de première nécessité qui flambent : telle est le difficile quotidien des français qui voient chaque jour leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil. C’est dans le but de trouver une solution face à cette situation inflationniste galopante dans le secteur agroalimentaire que le gouvernement et les grands distributeurs ont convenu de limiter les prix de certains produits pour la période allant du début du mois de mars à la fin du mois du mois de juin.

Plus de détails sur ces trois mois anti-inflation dans cet article.

A découvrir également : Les conseils pour publier les annonces légales

Des mesures fortes promises par le gouvernement enfin opérationnel

Pour faire face à l’inflation toujours croissante des produits alimentaires, le gouvernement et les grandes surfaces de distribution se sont mis d’accord pour que les prix de certains de ces produits soient revus à la baisse durant une période baptisée de trimestre anti-inflation. Il s’agit d’une promesse du gouvernement initialement annoncée pour démarrer à la mi-mars. Mais finalement le gouvernement a accéléré les choses afin de stopper la flambée des prix des produits alimentaires.

C’est ainsi que le 6 mars, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire va officiellement annoncer l’implémentation du trimestre anti-inflation. Pour ce qui est de la liste des articles concernés ainsi que des montants, le ministre précise qu’il revient aux distributeurs de faire les efforts qu’ils jugent adéquats sur des produits qu’ils vont eux-mêmes définir.

A lire en complément : Le portage salarial pour les freelances : une solution efficace

Une forte adhésion des enseignes de distribution pour accompagner la mesure gouvernementale

Dans l’optique de bien expliquer la mesure, le ministre précise que d’après la liberté de commerce, on ne saurait fixer les prix sur une base administrative. Il faut donc comprendre que bien que les distributeurs soient dans l’obligation de respecter la mesure, ils ont cependant les mains libres quant aux choix des articles et des prix à pratiquer concrètement sur le terrain. Dans le but de pouvoir effectivement mettre en œuvre cette mesure du gouvernement, les grandes enseignes ont pris sur eux de rogner leurs marges.

Des négociations à venir entre les fabricants des produits et les distributeurs en vue d’une bonne implémentation du trimestre anti-inflation

Il faut reconnaître que la situation économique n’a laissé aucun choix au gouvernement. En effet, entre le mois de février 2022 et celui de février 2023 (soit un an), il y a eu une augmentation des prix de 14% d’après un rapport de l’Insee. Au terme des négociations qui ont eu lieu entre les industriels et les distributeurs, une nouvelle hausse de 10% est à craindre.

Au vue du contexte actuel la mise en œuvre du trimestre anti-inflation va peut-être sur une autre période  de négociation. Et pour cause, les prix de gros sont en baisse et les enseignes veulent en tirer profit pour limiter l’inflation au second semestre.

Les produits concernés par la mesure anti-inflation identifiables sur les rayons par un logo

Dans la pratique, les prix réduits vont s’appliquer dans les rayons. Selon l’accord entre le gouvernement et les distributeurs, les produits à bas prix seront facilement identifiables sur les rayons. Concrètement, lesdits produits vont comporter un logo au couleur du drapeau « bleu, blanc, rouge » sur leurs emballages avec la mention « trimestre anti-inflation » inscrite dessus.

Pour s’assurer que la mesure gouvernementale est effectivement mise en œuvre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes va effectuer des contrôles inopinés dans les supermarchés afin de s’assurer que les engagements pris par ces derniers soient respectés.

Des grandes qui se démarquent par leur engagement à soutenir le gouvernement

Comme nous l’avons déjà signalé plus haut, les produits concernés par cette mesure vont dépendre de chaque magasin. De façon générale, il s’agit des marques de distribution à l’instar de « Reflets de France » chez Carrefour ou « Saveurs de nos régions » auprès de Lidl. En effet, ces derniers offrent le plus de souplesse quant à la fixation des prix.

Plusieurs enseignes n’ont pas attendu l’annonce du ministre pour s’engager : c’est le cas par exemple du système U et son panier de 150 produits à prix bas lancé au début du mois de février. Plusieurs concurrents comme Carrefour avec son « panier simple et essentiel » ou Intermarché avec ses « 500 produits anti-inflation » ou encore l’opération « Monopetitsprix » chez Monoprix.

Afficher Masquer le sommaire