Faites-vous ces erreurs en grammaire ? Si oui, voici comment y remédier facilement !

« Une erreur ne devient une faute que si l’on refuse de la corriger », disait J.F Kennedy. Une faute est volontaire, tandis qu’une erreur est involontaire. Commettre des erreurs est inévitable, même dans la langue française. Si votre objectif est toutefois d’améliorer votre français, vous devez apprendre à identifier vos erreurs afin de les corriger. Si vous savez comment les corriger, il vous sera plus facile de les éviter. Voici les fautes de grammaire en français les plus courants et voici comment les éviter !

Erreur 1 : Lorsque, quand, dès que … + subjonctif ?

Il est très courant de faire cette erreur. En effet, après les expressions telles que lorsque, quand ou encore dès que, on utilise l’indicatif et non le subjonctif ! Cette règle est à respecter surtout lorsque vous parlez de quelque chose dans le futur.

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Exemple : Dès que tu rentreras, appelle-moi. J’espère que tu pourras passer chez nous.

Erreur 2 : Après « si », on n’utilise pas le conditionnel

La règle grammaticale française veut qu’on ne mette jamais le conditionnel après « si ». Il existe une technique infaillible pour s’en souvenir : « après « si » il n’y a pas de –rais ». Cela s’apparente à la gamme de musique « Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do ». Selon cette suite, le « Ré » ne suit pas « Si » !

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Il existe deux manières d’utiliser « si » selon le contexte.

  • Ainsi, après « si », vous pouvez utiliser soit l’imparfait, soit le plus-que-parfait.

Exemple : Si j’étais président de l’association, j’allègerais les impôts. Si j’avais du temps, je passerais te voir.

  • Pour exprimer la condition, vous utilisez « si » avec le présent de l’indicatif.

Exemple : S’il pleut, nous arrêterons les cours. Si tu réussis cet examen, nous partirons en vacances.

Erreur 3 : L’accord de l’auxiliaire « avoir »

La règle générale est que le participe passé ne s’accorde pas lorsqu’il est conjugué avec l’auxiliaire « avoir ». La confusion est remarquée lorsque le COD est placé devant le verbe. Dans ce cas, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le COD.

Voyons un cas courant d’erreur réalisé dans ce sens : « Vos vidéos m’ont apprises plusieurs choses ». Le verbe « apprendre » est ici conjugué avec l’auxiliaire « avoir ». Pour qu’il y ait accord, il faut que le COD soit placé avant l’auxiliaire. Dans cette phrase, le COD du verbe « apprendre » est « plusieurs choses ». Le COD est ici placé après le verbe, il n’y a donc pas d’accord. La fonction du « pronom complément m’ » est ici complément d’objet indirect (Vos vidéos m’ont appris à qui ? à moi). Vous devez donc dire : Vos vidéos m’ont appris plusieurs choses.

Erreur 4 : « Elle s’est faite belle pour lui. »

Cette phrase n’est pas correcte. En effet, le participe passé « fait » est invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif. Vous devez alors écrire « Elle s’est fait belle pour lui ». Cette règle vaut également pour le participe passé du verbe « laisser ». Par exemple, on dit « Elle s’est laissé faire. »

Attention, cette règle ne prévaut que lorsque le participe passé de ces verbes est suivi d’un infinitif. Le cas échéant, respectez les règles d’accord habituelles.

Exemple : J’ai apporté la meringue que j’avais faite hier. Ces fleurs, elle les a laissées.

Explication : Dans ces phrases, les participes passés « laissé » et « fait » obéissent à la règle d’accord des verbes conjugués avec l’auxiliaire « avoir ». Ils s’accordent en genre et en nombre avec le COD qui est placé devant le verbe.

Erreur 5 : J’ai fait les devoirs à Julie ou j’ai fait les devoirs de Julie ?

L’utilisation de la préposition « à » et « de » porte souvent à confusion. Notons que « à » marque l’appartenance. Cette préposition s’utilise après le verbe « appartenir », « être » ou devant un pronom tonique. Voici quelques exemples : A qui appartient cette maison ? Cette maison est à moi. Quant à « de », il se place entre deux noms. Par exemple, « c’est la voiture de ton père ». « J’ai fait les devoirs de Julie » est donc la forme correcte.

Quelques exceptions à connaître

Certaines expressions échappent à cette règle : fille à papa, bête à bon dieu…

Erreur 6 : L’accord des adjectifs de couleurs

Selon la règle générale, les adjectifs qui désignent des couleurs s’accordent en genre et en nombre avec le nom qu’ils qualifient : « des robes bleues » … Toutefois, dans la langue française, on retrouve quelques exceptions, dont les adjectifs de couleurs. Ainsi, les couleurs qui désignent un nom caractéristique ne s’accordent pas. On dira alors des pantalons marron, des robes kaki ou des chemises orange. Cinq exceptions existent à cette règle : mauve, écarlate, rose, pourpre et fauve. Bien que ces adjectifs de couleurs désignent également un nom, ils s’accordent.

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