Aucune statistique ne prépare à l’onde de choc. Le deuil périnatal surgit, bouleverse, et chamboule tout sur son passage. Face à cette épreuve, une journée internationale s’est imposée : un temps pour reconnaître la douleur, faire place à la parole et soutenir les familles dans leur reconstruction.
Peu connaissent la journée dédiée au deuil périnatal. Pourtant, la marquer dans son calendrier, c’est déjà accorder un espace à l’écoute et au partage.
La journée internationale du deuil périnatal tombe en octobre
Le 15 octobre résonne comme une date particulière, même si elle reste discrète dans le paysage français. Ceux qui n’ont pas traversé cette épreuve l’ignorent souvent. Pour les familles concernées, cette journée ouvre une brèche : celle où la tristesse peut enfin sortir de l’ombre. Garder sa douleur pour soi, c’est prendre le risque de s’isoler, d’abîmer ses relations, de s’enfermer dans une spirale silencieuse.
Face à ce choc, le repli devient un réflexe. Mais il enferme plus qu’il ne protège. D’où l’utilité de ce rendez-vous annuel. Si ce sujet vous touche, il existe sûrement des associations près de chez vous prêtes à vous accueillir.
Ces structures proposent des ateliers, des temps d’échange, des moments où les émotions peuvent circuler librement. Le but n’est pas d’effacer ce qui s’est passé, mais d’apprendre à avancer, différemment, avec cette expérience. On y croise des bénévoles, des parents, des proches, tous réunis pour partager, parfois guider, souvent simplement écouter. À force de rencontres régulières, certains trouvent aussi la force d’accompagner d’autres familles. La solidarité, ce fil ténu, circule tout au long de cette journée dédiée au deuil périnatal.
Bien sûr, le cheminement personnel ne se limite pas à une date sur le calendrier. Il s’inscrit dans le temps, avec des groupes de parole spécifiquement conçus pour cet accompagnement.
La perte d’un nourrisson, un bouleversement profond
Qu’elle survienne pendant la grossesse, à la naissance ou dans les premiers jours de vie, la disparition d’un enfant laisse un vide immense. Les causes sont multiples, les réponses médicales parfois floues, mais il reste une certitude : le deuil périnatal débute dès que la réalité s’impose. Comprendre ce qui s’est passé avec l’aide des soignants permet de trouver des repères, de se préparer à avancer.
Pour ceux qui souhaitent connaître la date de ce rendez-vous, le 15 octobre 2023 tombe un dimanche. De nombreuses associations, sur les réseaux sociaux ou via leur site, proposent déjà des initiatives pour cette journée mondiale. Les parents, souvent sidérés, trouvent là un premier appui.
Parfois, une grossesse se déroule sereinement, sans signe d’alerte, puis la fatalité frappe avant même l’accouchement. Ce traumatisme bouleverse tout : la santé physique, la vie de couple, le quotidien, l’équilibre familial. Trouver les mots pour en parler, c’est déjà commencer à panser les plaies. Le temps, la parole, et l’entourage font la différence. Ce 15 octobre, ce sont autant de mains tendues pour ne pas traverser l’épreuve seul.


La perte d’un nourrisson, un bouleversement profond