Comment expliquer la nouvelle vague de contamination du covid-19 ?  

Alors que tous les indicateurs viraient au vert, faisant croire à un décroissement stable de l’épidémie du coronavirus, les faits récents tendent à laisser penser le contraire. Avec la régression du nombre de cas positifs, d’hospitalisations et de décès, certaines mesures sanitaires ont été levées dans plusieurs départements.

Alors que tous les indicateurs viraient au vert, faisant croire à un décroissement stable de l’épidémie du coronavirus, les faits récents tendent à laisser penser le contraire. Avec la régression du nombre de cas positifs, d’hospitalisations et de décès, certaines mesures sanitaires ont été levées dans plusieurs départements. Cependant, pour la première fois depuis le mois d’aout, une hausse des cas positifs a été recensée faisant craindre une résurgence de l’épidémie.

 

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Des cas de contamination en hausse dans plusieurs départements

L’évolution régressive du coronavirus dans certains départements ne semble pas se généraliser à tous les territoires français. Le taux d’incidence actuel est de 48,2 alors que le taux d’incidence est fixé à 50 pour 100 000 habitants. Le 10 octobre passé seulement, il était encore à 10.

Plusieurs départements enregistrent une hausse des cas de contamination ces derniers jours comme l’indique d’ailleurs CovidTracker. C’est en effet le constat dans l’Aveyron où le taux d’incidence est de 74 pour 100 000 habitants, et aussi des Deux-Sèvres qui, lui, enregistrent 86. Les Bouches-du-Rhône ou les Pyrénées-Atlantiques où le taux d’incidence est respectivement de 106 et 58 pour 100 000 habitants.

En Guyane, même si les tendances sont à la baisse, le taux d’incidence est fort avec notamment 286 cas pour 100 000 habitants.

 

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Comment expliquer cette hausse des cas de covid-19 ?

De nombreux éléments peuvent justifier la montée en puissance des contaminations liées au coronavirus, ces derniers jours. Déjà, on pointe de doigt l’hiver qui serait propice pour la diffusion du virus. « On s’y attendait. D’un, parce que l’activité dans notre pays a repris à plein. De deux, car il fait plus froid, plus humide, et qu’en automne et en hiver le coronavirus comme la grippe et les autres virus circulent un peu plus », a expliqué Olivier Véran, mercredi 13 octobre sur franceinfo.

D’un autre côté, de nombreux épidémiologistes mettent l’accent sur le fait qu’une partie de la population, notamment ceux du troisième et les plus fragiles ne sont pas encore vaccinés. Chez ces derniers, le nombre de cas positifs augmente significativement une hausse de 21,4 % en une semaine.

« Les remontées on les voit, c’est vrai chez les 20-39 ans, mais aussi chez les plus de 60 ans, et cela c’est un plus gros problème puisque le nombre de personnes non vaccinées vulnérables est encore suffisamment important pour générer une submersion des services hospitaliers aujourd’hui », a évoqué la Dr Anne Sénéquier, codirectrice à l’observatoire de santé, au micro de BFMTV.

Une autre raison susceptible de justifier ce retour de l’épidémie serait aussi l’abandon des gestes barrières. Dans son point épidémiologique en date de 14 octobre, Santé publique France a déploré « une baisse des tous les gestes barrières depuis fin juin ». Pendant ce temps, les spécialistes ne cessent de rappeler que seule la vaccination n’est pas suffisante si les gestes barrières ne sont pas respectés. La couverture vaccinale fixée à 90 % pour atteindre l’immunité collective se trouve encore à 74 %.

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