Jean-Luc Mélenchon sur la crise guadeloupéenne : « le paternalisme de la France est absolument insupportable » !

Le territoire d’outre-mer est dernièrement secoué par une vague de mouvements de contestation social. Pour ramener l’ordre, l’Etat mène une répression sans pour autant s’attaquer aux causes que sont le chômage, la crise de l’eau, et autres.

Le territoire d’outre-mer est dernièrement secoué par une vague de mouvements de contestation social. Pour ramener l’ordre, l’Etat mène une répression sans pour autant s’attaquer aux causes que sont le chômage, la crise de l’eau, et autres. Dans un entretien accordé à Reporterre, le quotidien écologique, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2022 a livré son opinion sur la situation.

 

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La crise guadeloupéenne passée à la loupe par Mélenchon

Le candidat insoumis pointe de doigt l’Etat et le tient responsable de la crise sociale que traverse le territoire d’outre-mer. Jean-Luc Mélenchon évoque une série d’abandons cruels qui serait à l’origine de cette situation. « 30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 20 % sont au chômage deux fois plus que dans l’Hexagone et 60 % parmi les jeunes n’ont pas de travail ! L’avenir semble bouché pour la jeunesse guadeloupéenne », a-t-il analysé.

Mais il n’y a pas que la dégénérescence sociale sur l’ile qui a poussé à un soulèvement. Il y a aussi, d’après Mélenchon, des blessures toujours ouvertes, dont « l’empoisonnement de 90 % de la population au chlordécone, un insecticide toxique utilisé massivement dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique pendant vingt ans- ; et dans toute l’île, l’eau courante n’est plus accessible tout le temps. Cette situation dure depuis des années ».

Une mauvaise décision de suspendre les professionnels de santé non vaccinés

A tous ces problèmes sociaux et environnementaux, vient se greffer celui sanitaire avec l’arrivée de la pandémie. Les moyens pour le système sanitaire en Guadeloupe sont très insuffisants. Un professeur de CHU allé en renfort a vu la situation comme « une maltraitance sanitaire ».

« La décision du gouvernement de suspendre les soignants non vaccinés a tout aggravé », observe le candidat de la France insoumise. Il poursuit : « 85 % d’entre eux sont vaccinés. Mais 15 % de personnel en moins désarticule tout. Pendant quatre semaines, les syndicalistes ont organisé tous les samedis des manifestations avec pour mot d’ordre le refus de la suspension des personnels soignants ».

Le pouvoir macroniste a joué le pourrissement, il a provoqué l’explosion, juge-t-il. « Si la discussion avait eu lieu au moment où elle était demandée par les protagonistes, on ne serait pas arrivé au point d’aujourd’hui. Maintenant, il faudra bien plus pour sortir par le haut », a-t-il résolu.

 

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La solution que propose Jean-Luc Mélenchon

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut avant tout « annoncer immédiatement la levée de la suspension du personnel hospitalier et des pompiers non vaccinés », ensuite, « ouvrir des lits supplémentaires en réanimation pour faire face à la cinquième vague ».

C’est après quoi il faudra prendre avec considération la question de l’eau. « On peut convenir avec les autorités locales d’un plan de réparation de l’ensemble du réseau de canalisations, propose-t-il. Qu’on ne vienne pas dire que c’est compliqué de garantir l’eau courante en Guadeloupe ». Et finalement, il faudra se pencher sur l’ouverture des procédures de réparation sur le chlordécone.

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