Le grand entretien de Macron,  les attentes de la classe politique !

Mercredi 14 décembre, le chef de l'État livrait un entretien inédit sur les chaînes LCI et TF1. Emmanuel Macron a entre autres répondu aux questions d'Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin.

Mercredi 14 décembre, le chef de l’État livrait un entretien inédit sur les chaînes LCI et TF1. Emmanuel Macron a entre autres répondu aux questions d’Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin. Il est revenu sur son quinquennat en évoquant notamment ses réussites, ses échecs et ses projets pour l’avenir.

 

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Jean-Luc Mélenchon fustige le discours d’un président « égocentré » en exercice de propagande

A la suite de l’intervention du président sortant et possible candidat à la présidentielle de 2022, le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé un bavardage « horssol » et « un moulin à paroles égocentré, tiède et sans souffle ». « Un moulin à paroles égocentré, tiède et sans souffle. Sans un mot sur la catastrophe en cours en Outre-mer. Sans un mot sérieux sur les crises écologiques et sociales. Ni la paix dans le monde, ni la guerre du Mali. Bavardage hors-sol », a écrit le leader de la LFI, Jean-Luc Mélenchon, sur twitter.

Pour Ian Brossat, porte-parole du candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel, « Macron devait parler de la France ». Cependant, «  Il parle de Macron. 67 millions d’absents ce soir: les Français, leurs colères, leurs attentes, leurs espoirs », a-t-il déploré.

« Où va la France ? Il ne l’a pas dit », a regretté le député et porte-parole du PS Boris Vallaud en référence au titre de l’émission. « Demain, on va passer du ‘quoi qu’il en coûte’ à une question simple: qui va payer ? », s’est-il inquiété.

 

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« On attendait le Président sur l’essentiel: la France »

 

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a raillé le chef de l’État, l’accusant surtout de « réinvente(r) l’interview Potemkine », avec un discours: « J’ai appris, j’ai changé et c’est pour ça que je vais continuer comme avant ».

Sur son compte twitter, le candidat de l’extrême droite, Eric Zemmour a déclaré : « On attendait le Président sur l’essentiel: la France. On l’a eu sur l’accessoire lui-même ».

Pour le maire d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, « c’était le ‘en même temps’: en même temps président et en même temps candidat ». Sur RMC, il a en outre  relevé  « l’envie » selon lui du président de « faire une espèce de mea culpa, mais ça sonne faux, et il n’y a pas une réflexion sur le fond ».

Par ailleurs, au sujet du grand remplacement, le chef de l’État, durant son intervention, a subtilement répondu à Eric Zemmour, sans vraiment le nommer. «  Je ne crois pas au grand remplacement, il n’est pas là », a-t-il sèchement déclaré. Dans la foulée, Emmanuel Macron a cité de façon subtile la candidate LR, Valérie Pécresse qui propose de supprimer des milliers de postes de fonctionnaires.

« Le président de la République lui-même proposait dans son programme il y a cinq ans la réduction du nombre de fonctionnaires », rappelle sur LCI Philippe Gosselin, député LR de la Manche et soutien de Valérie Pécresse. « Sans évoquer Valérie Pécresse, il parle de cette mesure », note le député. « Il a bien compris que la candidate qui compte, c’est Valérie Pécresse et pas une autre. On sent une forme de fébrilité », a-t-il conclu.

 

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