Obligation vaccinale pour le personnel de santé : ce qu’il en est vraiment ! 

La lutte contre la COVID-19 n’a pas fini de présenter toutes ses cartes. Nous sommes à une journée de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour une certaine catégorie d’agent.

La lutte contre la COVID-19 n’a pas fini de présenter toutes ses cartes. Nous sommes à une journée de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour une certaine catégorie d’agent. Malheureusement, il y a encore de la résistance à cette mesure que le gouvernent tient à appliquer à tout prix. 

 

 

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Une manifestation contre la privation de moyens

C’est l’agence régionale de santé de Clermont–Ferrand qui a prêté sa devanture aux manifestants. Jusqu’à ce mardi : veille de l’entrée en vigueur de la décision, ils continuent de dire non. Non aux mesures disciplinaires en cas de refus de prendre au moins une dose. C’est vers 11h que plusieurs agents sont venus se faire entendre par les autorités. Autrement dit, ils ne veulent pas cette forme de sanction contre ceux qui refusent le vaccin.

Pour les manifestants, l’État ferait mieux de fournir aux travailleurs plus de moyens pour bien travailler. Ce serait mieux que de les démotiver par des sanctions. Ce ne sont pas les sanctions contre le personnel au premier rang de la bataille qui fera gagner cette bataille.

 

 

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De quelles sanctions s’agit-il ?

Il s’agit bien, à partir de ce mercredi des agents de santé et tous les auxiliaires. Les travailleurs exerçants à chaque niveau de la chaine de lutte contre la COVID-19. En bref toutes les personnes qui s’approchent d’une manière ou d’une autre des patients et des personnes vulnérables. Ces personnes qui n’auraient pas reçu au moins une dose de vaccin ne peuvent plus continuer à travailler comme avant.

Il ne s’agit pas d’un licenciement, mais d’une suspension de contrat de travail. Cette suspension restera telle jusqu’au jour où l’agent optera pour le vaccin ; au moins une dose. Pendant cette période de suspension, il n’y aura aucune indemnité à verser. On imagine déjà les effets. 

Quel est l’effectif des personnes ciblées par cette sanction

En ce qui concerne l’obligation vaccinale, ils sont un peu plus de deux agents, toutes catégories confondues concernées.

Fort heureusement, les statistiques ont montré que la majorité a déjà pris au moins une première dose de vaccin. Mais jusqu’à cette semaine, les personnes résistantes encore aux vaccins dans le rang des agents font environ 12% ; un effectif non négligeable.

Il convient de signaler tout de même qu’il y a parmi ces agents, des personnes qui prouvent médicalement leur inaptitude à prendre un vaccin.

Que faut-il craindre les jours à venir ?

Il est nécessaire de comprendre le comportement des manifestants. Leur préoccupation n’est pas le fait d’être pour ou contre le vaccin. Mais pour eux, la contrainte et les menaces de sanctions n’ont pas leur raison d’être à cette étape de la lutte. Faudrait-il s’attendre, à partir de ce mercredi à un manque de personnel pour prendre soin des malades ? Ce serait l’autre face de la monnaie que le gouvernement n’a pas étudiée. 

S’il faut aujourd’hui suspendre une bonne partie du personnel soignant déjà moins suffisant, ce sera une autre crise dans la résolution de la crise. Ces soignants étaient pourtant félicités par le passé, par le gouvernement pour leur professionnalisme et leur courage.

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