Présidentielle 2022 : Les grandes décisions des politiques français !

Les dépenses ordinaires de l’état français sont en nette hausse depuis peu, et pourrait bien encore une fois la présidentielle passée.

Les dépenses ordinaires de l’état français sont en nette hausse depuis peu, et pourrait bien encore une fois la présidentielle passée. On estime à 14 milliards d’euros, la somme supplémentaire allouée au budget de l’état, si on extrait les dépenses liées à la gestion de la crise sanitaire en cours. De ce fait, le gouvernement Français doit devoir prendre des décisions radicales pour faire face.

 

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Des dépenses faramineuses en vue…

La plupart des autorités qui suivent l’évolution de la politique française à l’approche de l’élection présidentielle de 2022 s’inquiètent des dépenses que prévoit chaque prétendant dans son programme. C’est le cas de ce député de la commission des finances à l’assemblée nationale qui estime que le président « Emmanuel Macron, à chaque sortie, lâche des centaines de millions d’euros. » Un fait que l’élu du peuple regrette. Toutefois, il s’agit d’une ambiance tendancieuse qui emporte presque tous les prétendants au fauteuil présidentiel.

D’un côté, Anne Hidalgo, la maire de Paris et candidate en course pour l’Elysée qui propose un programme de 100 milliards d’euros pour le doublement des salaires des professeurs. Et d’un autre côté, les Républicains s’en donne à cœur joie avec un programme qui va engendrer des dépenses supplémentaires. Il y a également Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national qui envisage dans sa feuille de route, un chèque de 100 000 euros pour chaque couple qui fait des enfants.

Une politique du « quoi qu’il en coûte » à l’approche de la présidentielle d’avril 2022 qui interpelle plus d’uns.

La cour des comptes demeure sereine

Dans cette ambiance d’euphorie, la cour des comptes qui, jusque-là toujours sur la même longueur d’onde avec le gouvernement est sorti du silence. C’est à l’occasion d’une session de travail à l’Assemblée nationale, mercredi passé, que son président, Pierre Moscovici a donné son avis. En résumé, il estime que le soutien de l’économie pendant la crise sanitaire a été bien fait de même que la relance. Néanmoins, pour les dépenses ordinaires, « ça dérape », selon les analyses de M. Moscovici.

Cette hausse des dépenses ordinaires n’a rien à avoir avec la crise. « L’éducation, la santé, la sécurité, la justice, l’hôpital, l’armée, tous les effectifs sont en hausse, et nous ne connaissons pas encore le montant du plan jeune, ou du prochain plan d’investissement : France 2030 », a-t-il-observé.

En effet, quoiqu’indispensables, ces dettes resteront une fois la crise passée. Et ce, dans un contexte où le budget de l’état est alourdi de 14 milliards chaque année, hormis les dépenses liées au covid-19. Alors que pour l’instant, aucune stratégie n’est en place pour des nouvelles économies en face de ces dépenses.

La semaine prochaine, le budget de l’année à venir sera présenté en conseil des ministres. A noter qu’en 2017, le budget de François Hollande avait été jugé « insincère ».

Après les ambiances actuelles de pré-campagnes électorales, les réalités vont se confronter aux promesses euphoriques. Mais il d’ores et déjà hors de question d’augmenter les impôts. Dans ce sens, il faudra faire un choix pour ne pas voir la note de la France dégradée. Selon une source à Bercy, cette option « devrait empêcher le ministre de l’économie, Bruno le Maire, de dormir ».

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