Situation sanitaire en outre-mer : les dialysés en souffrance dans les hôpitaux !

Une crise sanitaire qui conduit à une crise sociale. D’une manière ou d’une autre, on pourrait dire aujourd’hui que c’est la crise sociale qui crée un autre problème sanitaire. Plusieurs patients dont la dialyse est nécessaire en outre-mer sont en train de voir leur vie en danger pour défaut de soins. Les spécialistes sollicitent la clémence des manifestants.

Une crise sanitaire qui conduit à une crise sociale. D’une manière ou d’une autre, on pourrait dire aujourd’hui que c’est la crise sociale qui crée un autre problème sanitaire. Plusieurs patients dont la dialyse est nécessaire en outre-mer sont en train de voir leur vie en danger pour défaut de soins. Les spécialistes sollicitent la clémence des manifestants.

 

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Une situation peu reluisante en Guadeloupe

C’est un cri de cœur des néphrologues en faveur de leurs patients. On était habitué au contraire. C’est-à-dire le cri de cœur des patients. Cette fois la dangerosité de la situation est plus remarquée par le personnel soignant. Dans la réalité des choses, les manifestations de ces derniers jours empêchent les patients de venir faire la dialyse. C’est pourtant une question de vie ou de mort. On estime à environ 800 personnes, les victimes de ce désordre social. Le collectif des soignants est monté au créneau pour ramener les manifestants à la raison. Il faut laisser passer les patients et leurs soignants pour sauver des vies.

Comment les manifestations empêchent-elles les soins ?

La situation est tendue depuis des jours. De plus en plus agressifs, les manifestants dressent des barrières un peu partout. Les voies d’accès sont bloquées. Le pire est que les personnes auteurs des barrières ne laissent passer ni patient, ni soignant, ni ambulance. C’est carrément un état de non droit qui s’installe au risque des pertes en vies humaines si rien n’est fait. Ces patients ont pour la plupart besoin d’épurer leur sang chaque 48h pour survivre. Les soignants ne demandent qu’un laissez-passer pour leurs patients et eux-mêmes. Il y a urgence.

Que veulent les manifestants ?

C’est une conséquence d’entrer en vigueur de l’obligation vaccinale. Depuis la prise de la décision demandant à une catégorie de travailleurs de se faire vacciner contre la covid-19, le mécontentement est grand. Il se déroule une grève générale dans cette région depuis le 15 novembre. Spécifiquement, les pompiers et les agents de santé sont en grève illimitée contre cette décision. Pour eux il n’est pas question de suspendre un travailleur pour défaut de vaccination. Se vacciner devrait être une question de choix. Jusqu’hier on dénombrait des centaines de personnes dans les rues.

 

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La réaction des autorités face à la situation

Les autorités de cette ile montrent leur inquiétude. A travers un communiqué de presse, il est demandé aux manifestants de laisser passer les personnes en urgence sanitaire. C’est un appel qui répond au cri de cœur des néphrologues. Avec quelques arrestations de manifestants, il ne faut pas compter sur le recul des manifestants. Les mesures d’apaisement comme les dialogues avec les différents syndicats tardent à être une réalité. La résistance des pompiers face aux interventions des gendarmes ne rassure pas d’un retour rapide à la paix.

En attendant une solution durable, les autorités s’inquiètent non seulement pour la situation des dialysés mais aussi la situation sanitaire et économique. Cette grève ne favorise pas la continuité des prises des doses complémentaires de vaccins. C’est aussi un handicap pour l’économie de la région qui souffre déjà.

 

 

 

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