Violence en Guadeloupe : pour Fabien Roussel invité de « Dimanche en politique » la priorité est d’entendre les habitants !

Le candidat du Parti communiste français était ce dimanche 21 novembre sur l’émission « Dimanche en politique » de France 3. Avec Fabien Roussel, de nombreux sujets d’actualité ont été abordés. Une bonne partie a été réservée aux manifestations qui se déroulent depuis quelques jours en Guadeloupe.

Le candidat du Parti communiste français était ce dimanche 21 novembre sur l’émission « Dimanche en politique » de France 3. Avec Fabien Roussel, de nombreux sujets d’actualité ont été abordés. Une bonne partie a été réservée aux manifestations qui se déroulent depuis quelques jours en Guadeloupe. À cet effet, contrairement à la méthode de force employée par le gouvernement, le candidat communiste conseille plutôt d’écouter les populations.

 

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« La priorité, c’est d’abord d’écouter ces habitants des pays d’outre-mer »

La Guadeloupe vit au rythme des émeutes depuis le jeudi 18 novembre 2021. De jour en jour, la situation s’empire. Face au déchainement des violences, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l’envoi des agents élites du GIGN et du Raid afin de ramener de l’ordre sur le territoire.

La priorité est-elle de rétablir l’ordre ? C’est la question posée au député du Nord qui aurait préféré une autre approche. « La priorité, c’est d’abord d’écouter ces habitants des pays d’outre-mer », répond Fabien Roussel. « Je respecte profondément les habitants de ce territoire d’outre-mer, à la culture à l’origine tellement différente et géographiquement si éloigné de la métropole qu’il faut tenir compte de la spécificité de ces territoires et de ces populations », déclare le député communiste.

Pour lui, en tant que président de la République, ce n’est pas le GIGN ou le Raid il enverra en Guadeloupe. « J’irai d’abord pour écouter la profondeur de cette colère », préconise-t-il. Selon Fabien Roussel, le gouvernement a commis une erreur de chercher à ramener l’ordre. La première des choses à faire, il faut d’abord écouter.

« Ça fait des années que le pouvoir parisien explique à ces élus, ces chefs d’entreprise, ces habitants ce qu’ils doivent faire et les laisse dans une situation de difficulté la plus profonde », a-t-il rappelé en souligne que l’annulation du pass sanitaire qui ne tient pas compte des réalités n’est la seule revendication des manifestants, mais ils s’insurgent également contre la vie chère.

 

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« Il faut urgemment répondre à leurs revendications »

Il sied de rappeler que tout est parti d’une décision des gouvernants locaux qui pose le pass sanitaire et l’obligation de vaccination pour les soignants. Faut-il faire une exception en Guadeloupe ? Le candidat communiste estime que le contexte oblige à faire une exception sur ce territoire. « Il faut tenir compte de la réalité de ces îles notamment où le taux de vaccination chez les soignants est seulement de 30 %. Ça veut dire que si la loi s’appliquait là-bas exactement la même, 70 % de personnels soignants seraient mis de côté, retirés des hôpitaux alors qu’ils ont besoin de tous leurs soignants », explique Fabien Roussel.

Face à cette situation, le député du Nord demande à l’État de s’adapter à cette situation qu’il considère comme particulière. « Il faut urgemment répondre à leurs revendications », suggère-t-il. Toutefois, il condamne les violences, notamment ceux qui s’adonnent aux pillages des magasins et qui tirent sur les policiers. Il prévoit d’ailleurs entamer une visite dans les Antilles très bientôt pour aller écouter les demandes de ces populations.

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