Lutte contre le cancer du sein : les nouvelles techniques utilisées pour la reconstruction mammaire !

Chaque année, environ 20 000 femmes subissent une ablation mammaire à la suite d’un cancer ou dans le cadre d’une mesure préventive pour les patientes qui présentent une prédisposition génétique. De ces milliers de femmes ayant subi une mastectomie, environ 25 % se lancent après dans un processus de reconstruction mammaire, selon les chiffres publiés par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Chaque année, environ 20 000 femmes subissent une ablation mammaire à la suite d’un cancer ou dans le cadre d’une mesure préventive pour les patientes qui présentent une prédisposition génétique. De ces milliers de femmes ayant subi une mastectomie, environ 25 % se lancent après dans un processus de reconstruction mammaire, selon les chiffres publiés par la Haute Autorité de Santé (HAS). Une explication à cette hausse serait la multiplicité des techniques ainsi que les avantages et les conséquences liées à chacune d’elle.

 

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Les prothèses mammaires, gage de sécurité

Le choix d’une technique de reconstruction mammaire tient notamment compte de la patiente, de sa morphologie, des facteurs médicaux ainsi que des facteurs de risque (tabagisme, diabète, obésité). Parmi les nombreuses techniques qui existent, les prothèses sont l’une des plus connues. Elle implique l’insertion d’un ou de deux implants qui sont soit en gel, soit en silicone, devant ou derrière le muscle de la poitrine.

« Cette technique présente l’avantage de ne pas ajouter des cicatrices, puisqu’on réutilise celle de la mastectomie » appuie le docteur Benjamin Sarfati, chirurgien-plasticien à Paris. Toutefois, les implants ont une durée de vie limitée et doivent être changés tous les dix à vingt ans en fonction des modèles, précise le spécialiste.

« C’est la technique qui inquiète le plus les patientes, car il s’agit d’un corps étranger que l’on peut rejeter. On peut aussi être amené à les changer si elles se déchirent. Mais les prothèses actuelles sont remplies de sérum physiologique gélifié ; si elles se rompent, il n’y a pas de danger mortel pour les patientes, on estime que c’est sécurisé », renseigne la Dr Delphine Hequet, gynécologue en oncologie à l’Institut Curie et spécialiste de la reconstruction mammaire.

En outre, pour les femmes voulant profiter de la reconstruction mammaire pour donner plus de volume à leur poitrine, le recours aux expandeurs est nécessaire. C’est aussi une prothèse temporaire dégonflée qu’on remplit progressivement à l’aide de sérum physiologique pour étirer la peau et augmenter le volume des seins. À l’atteinte de la taille désirée, on procède à une nouvelle chirurgie pour retirer les prothèses temporaires et mettre les prothèses définitives.

 

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Les autogreffes pour un résultat naturel

Les techniques autologues viennent comme une alternative pour celles dont la présence d’un corps étranger peut déranger. C’est le cas surtout des « lambeaux libres » qui consiste à effectuer des prélèvements de la peau et de graisse avec les vaisseaux d’un endroit de la peau qu’on vient implanter derrière le sein ou dans le creux auxiliaire. Le prélèvement peut avoir lieu au niveau de l’abdomen (le diep), au niveau de la face interne de la cuisse (PAP) ou du fessier.

« C’est la technique qui a les résultats les plus satisfaisants esthétiquement parlant, le rendu est très naturel », évoque la Dr Isabelle Sarfati, chirurgienne-plasticienne spécialisée en chorégie du sein. « C’est une sorte de greffe, donc ça vit avec les patientes. Contrairement aux prothèses, si les patientes maigrissent, elles perdront aussi des seins », indique, de son côté, la Dr Delphine Hequet.

Les patientes pourront également varier leur choix en optant pour la technique de reconstruction par « lambeau pédiculé » qui nécessite essentiellement les tissus de dos. Il existe également la technique de lipofiling qui n’a pas besoin de corps étranger et ne laisse pas non plus des cicatrices. Toutefois, « pour que ça marche, il faut des patientes qui ont assez de réserves de graisse, mais peu de poitrine », indique Dr Sarfati.

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